Publié par Michael Balcaen le 5 décembre 2017 à 07h38

Flessel envoie Laporte devant la justice  

Actualités

Flessel et Laporte. (Reuters)

Flessel envoie Laporte devant la justice  

L’enquête est terminée. Et Bernard Laporte, accusé de favoritisme envers Mohed Altrad, le président du club de Montpellier, n’a semble-t-il pas convaincu. Laura Flessel, ministre des sports, a en effet décidé de porter le dossier devant la justice afin que toute la lumière soit faite. 

Bernard Laporte a-t-il usé de son pouvoir de président de la Fédération française de rugby afin de faire changer d’avis la Commission d’appel de la FFR en vue de favoriser les desseins du club de Montpellier ? Les soupçons sont en tout cas suffisants pour qu’après une enquête de l’Inspection générale du ministère de la Jeunesse et des Sports, Laura Flessel, ministre des sports, ait décidé de porter l’affaire devant la justice.

Selon cette enquête, "La Commission d’appel de la FFR a commis un certain nombre d’irrégularités de fond et de procédure dans ses prises de décision". En conséquence, elle a ajouté 8 préconisations "afin que ces irrégularités ne puissent plus se reproduire".

Désormais, c'est le coup de téléphone de Bernard Laporte au président de la Commission d’appel, Jean-Daniel Simonet qui est au coeur des débats. Car cette discussion "a précédé un changement de décision de la part des membres de la Commission". Le rapport stipule en effet que "les preuves manquent, à ce jour, pour connaître la teneur exacte de cet appel téléphonique", ce qui motive la décision de Laura Flessel de se tourner vers les tribunaux.

Les rapports entre Laporte et Altrad au coeur du dossier

Bernard Laporte n’a jamais nié l’existence de cette discussion téléphonique, il réfute en revanche son intention de l’influencer d’une quelconque manière, affirmant lui avoir donné une vision plus globale de l’affaire. Un coup de téléphone néanmoins suffisamment persuasif pour que Jean-Daniel Simonet répercute l’information afin de faire changer d’avis plusieurs membres de la Commission. La conséquence étant évidemment heureuse pour Mohed Altrad alors en affaires avec Bernard Laporte (les deux ont cessé de travailler directement ensemble alors qu’il existait un contrat d’image à hauteur de 150 000 euros), mais également désireux de sponsoriser l’équipe de France…   

Un an après son élection, Bernard Laporte risque fort de se retrouver face à des enquêteurs qui auront des moyens largement supérieurs pour aller au bout des investigations le concernant. 

videoDailymotion("x6b3kqv", "100%", "275px");

Réagissez