Publié par Sylvain Labbé le 23 août 2012 à 08h30

Lomu va mieux, mais...

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A 37 ans, l'avenir de Jonah Lomu reste suspendu à l'évolution de son rein greffé en 2004. (Reuters)

Lomu va mieux, mais...

Hospitalisé en pleine Coupe du monde il y a de cela dix mois, Jonah Lomu donne enfin de ses nouvelles dans un entretien accordé auFigaro. S’il a pu rejoindre son domicile et retrouver sa famille, l’ailier mythique, qui continue de suivre l’actualité du rugby, reste dans l’expectative quant à son avenir, dépendant de l’évolution de son rein greffé il y a huit ans.  

On restait sans nouvelle de lui depuis la dernière Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, lorsqu'en plein tournoi, il avait été hospitalisé en urgence, intégrant les soins intensifs d'un hôpital d'Auckland afin de traiter son rein greffé en juillet 2004, suite au diagnostic d'un syndrome néphrétique (désordre rénal) en 1995.

Jonah Lomu tente de rassurer ses fans dans un entretien accordé auFigaro, avouant qu'il va "beaucoup mieux. J'essaie de reprendre le cours de ma vie tout en sachant que je vais peut-être devoir subir une nouvelle greffe. Je suis sous dialyse trois fois par semaine. Le reste du temps, j'essaie de prendre un maximum de temps pour ma femme et mes enfants…" A 37 ans, Lomu reste néanmoins dans l'expectative : "Aujourd'hui, il s'est endormi et le traitement que je suis tente de le réveiller. Si, à terme, cela ne fonctionne pas, il va me falloir un nouveau rein pour pouvoir survivre".

Lomu : "Les dialyses me fatiguent beaucoup"

Une vie en suspens, qui n’empêche pas l’ailier mythique de continuer à suivre l’actualité du rugby, même s’il reconnaît se tenir informé "moins qu'auparavant. Honnêtement, les dialyses me fatiguent beaucoup et, lorsque j'ai du temps, je le passe avec ma famille. Mais je regarde toujours les grands matchs, surtout lorsque les All Blacks sont sur le terrain…" Ces All Blacks qu’il avait eu le temps d’accompagner à l’occasion du match d’ouverture de la dernière Coupe du monde en tant qu’invité vedette de la cérémonie d’ouverture de la compétition. Malgré la maladie, Lomu n’avait forcément rien raté du parcours et du sacre jusqu’en finale de McCaw et ses coéquipiers : "Cette équipe a su faire le boulot. Elle se devait de ne pas passer à côté de «son » Mondial. Je ne sais pas ce qui serait arrivé s'ils avaient perdu…". La Coupe Webb-Ellis est rentrée au pays et c’est là l’essentiel, malgré une finale au forceps face à la France. "Mais une finale est faite pour être gagnée. Dans quinze ans, personne ne se souviendra du nom du finaliste".

Un Lomu qui évoque tous azimuts les Bleus, Saint-André, l’Argentine et le Four Nations, et confirme avoir bel et bien été contacté à l’époque de sa splendeur par les Dallas Cowboys (club de NFL, football américain) alléchés en 1995 par ses déboulés dévastateurs lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud : "Mais j'aimais trop le rugby pour accepter, avoue-t-il. Et jouer pour les All Blacks constituait un tel honneur que je ne pouvais pas le galvauder. Je ne me voyais pas quitter ce maillot mythique". Dont il restera à jamais l’un des plus beaux ambassadeurs.

Un avenir incertain que Lomu aborde pourtant enthousiaste et riche de projets lorsqu’on l’interroge sur son expérience à Marseille, pas franchement inoubliable,vécue il y a deux ans, en Fédérale 2: "Une fois la greffe effectuée, et si rien ne s'y oppose au niveau médical, je pense que nous reviendrons en Europe et, pourquoi pas, en France, avec l'idée que je pourrais de nouveau m'investir dans le rugby, précise-t-il. J'avoue qu'entraîner pourrait m'intéresser". Sur un terrain ou en dehors, on lui souhaite le meilleur.   

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