Publié par Sylvain Labbe le 8 septembre 2017 à 11h55

Laporte: "On ne baisse la tête que quand on a menti"

Actualités

Emmanuel Macron n'accompagnera pas Bernard Laporte à Londres, le 25 septembre, pour la présentation du dossier français pour le Mondial 2023. Officiellement en raison d'un planning incompatible.

Laporte: "On ne baisse la tête que quand on a menti"

C’est un Bernard Laporte droit dans ses bottes qui, quelques heures après son audition par les enquêteurs du ministère des Sports, a fait jeudi soir le point sur la candidature de la France à l’organisation du Mondial 2023. 

Pour Marc Lièvremont, ancien sélectionneur du XV de France, les soupçons qui pèsent aujourd’hui sur l’intégrité de Bernard Laporte, disqualifient le président de la FFR en tant que premier promoteur de la candidature française à l’organisation de la Coupe du monde 2023, dont le pays hôte sera désigné le 15 novembre prochain. Pourtant, « Bernie », même dans la tempête qui secoue aujourd’hui le rugby hexagonal, fait comme si de rien n’était ou presque…

(function(d, s, id) { if (d.getElementById(id)) return; var js = d.createElement(s); js.id = id; js.src = "//cdn4.wibbitz.com/static.js"; d.getElementsByTagName("body")[0].appendChild(js);}(document, "script", "wibbitz-static-embed"));

Jeudi, c’est quelques heures après son audition à Marcoussis par les enquêteurs de l'Inspection générale de la Jeunesse et des Sports (IGJS), chargés de faire la lumière sur « l’affaire », qui le met en cause, que Laporte est apparu en public, au siège de Vivendi, à Paris, pour y faire la promotion des atouts du dossier français pour ce Mondial 2023.

La France qui gagne, vraiment ?

Et à en croire l’ex-Secrétaire d’Etat, la France reste plus jamais favorite face à ses concurrents irlandais et sud-africain. "Je suis bien sûr très confiant, lance-t-il dans un entretien accordé au site sport24.lefigaro.fr. On a trop d’atouts pour que ça puisse nous échapper. Attention, rien n’est encore fait. Mais partout où on va - et on a déjà fait presque le tour du monde -, on ne sent que des retours positifs." Et de citer les deux arguments qui, selon lui, sont en train de faire la différence, à savoir "garder les équipes en France après leur élimination" et "offrir gratuitement les droits de retransmission de la compétition à certaines chaînes de petits pays où le rugby n’est pas diffusé".

Si ses ennemis pouvaient l’espérer affecté par les soupçons qui pèsent sur son action, c’est raté: "On ne pourra pas dire qu’on n’a pas mouillé le maillot. Après, le 15 novembre, c’est comme une élection politique… Il faut se méfier jusqu’au dernier moment." Une méfiance mise de côté le temps d’une  soirée à l’égard de la Ligue nationale de rugby (LNR), dont le président Paul Goze, pourtant accusé de tous les maux, était présent, preuve que l’enjeu du Mondial transcende la guerre larvée qui déchire le rugby français. "C’est une très bonne chose que le monde professionnel soit au soutien de notre candidature. Tout le monde a intérêt qu’on gagne cette organisation."

Laporte est droit dans ses bottes quand on l’invite à évoquer son audition: "J’ai dit ce que j’avais à dire. Point", assène-t-il pour mieux reprendre l’étendard de l’intérêt supérieur du rugby français: "Je ne veux surtout pas fragiliser notre candidature, alors qu’on mène à cinq minutes de la fin, image-t-il. Il n’est pas question de prendre un essai encore, même si les votants sont loin et ne sont pas forcément au courant de ce qu’il se passe. Car gagner c’est primordial pour notre sport." Tricher nettement moins recommandé, mais lui est serein: "Quand vous pouvez vous regarder le matin dans une glace, ce n’est jamais difficile. On ne baisse la tête que quand on a menti. Je n’ai rien à cacher, il n’y a aucun souci." 

Réagissez

L'actu rugby en bref

RSS