Publié par Sylvain Labbe le 5 décembre 2017 à 13h59

Laporte et les juges, même pas peur !

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Bernard Laporte a beau dire, l'étau se resserre autour du président de la FFR.

Laporte et les juges, même pas peur !

La FFR "se réjouit" de la décision de la ministre des sports de transmettre à la justice le dossier de l’affaire Laporte-Altrad. Parce qu’elle permettra de faire éclater la vérité. 

Il était le seul grand gagnant de ce mois de novembre par ailleurs calamiteux sur le terrain pour le XV de France, mais Bernard Laporte, après avoir offert la Coupe du monde 2023 au rugby français, est rattrapé à son tour par cette annus horribilis avec la décision de la Ministre des sports Laura Flessel de saisir la justice dans le cadre de l'affaire Laporte-Altrad

Un développement qui, loin d'accabler le président de la Fédération Française de rugby (FFR), le réjouit si l'on en croit le communiqué de la FFR qui, d'emblée, se plaît à citer la ministre en indiquant que c'est justement parce que "les preuves manquent" qu'il est nécessaire de faire appel à la justice. Et donc elle "se réjouit que la justice puisse prochainement lever les soupçons qui pèsent sur la qualité des décisions rendues par ses instances. A l'abri des rumeurs et de toute instrumentalisation, il lui appartiendra d'apporter la vérité."

Il y a bien une affaire…

L'occasion de rappeler au passage toute la bonne volonté du pouvoir fédéral en matière de transparence: "Soucieuse de restaurer la confiance de chacun dans l'organisation du rugby français, la FFR proposera à la Ministre un plan d’actions afin d’améliorer le fonctionnement de sa commission d’appel. Elle lui soumettra également les travaux de préfiguration de la Haute Autorité pour l'équité et la transparence dans le rugby." Dans la tourmente, Laporte s'emploie à faire bonne figure, lui qui affirmait encore au micro d’Europe 1 le 17 novembre dernier, soit seulement deux jours après le choix par World Rugby de l’attribution du Mondial 2023 à la France, n’avoir strictement rien à se reprocher.

"Aucune appréhension. Quand vous avez fait une erreur, vous tremblez comme on dit. Je n'ai fait aucune erreur, donc j'attends ça avec beaucoup de sérénité (...). Chacun fait son métier, les inspecteurs font le leur. Je sais ce que c'est, j'ai été secrétaire d'État aux Sports, donc je sais ce que c'est que l'Inspection générale (de la Jeunesse et des sports, IGJS). Il n'y a aucune affaire." Le démenti est aujourd’hui cinglant. Car, oui, il existe bel et bien une affaire Laporte-Altrad. Et c'est bien l'image du rugby français qui en prend encore un coup. Exsangue sur le pré après le chemin de croix de la tournée des Bleus cet automne, il n'avait évidemment pas besoin de ça... 

Communiqué - La FFR garante de l’intérêt supérieur de notre sport, a pris connaissance de la décision de Mme la Ministre des Sports Laura Flessel. https://t.co/xuoPxEyDv9pic.twitter.com/8Qa9l06unU

— FF Rugby (@FFRugby) 5 décembre 2017

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