Publié par Sylvain Labbe le 10 octobre 2012 à 22h00

A fond l'Europe (1)

Coupe d'Europe

Si Toulouse reste le recordman au nombre de victoires en Coupe d'Europe, le Stade n'a plus inscrit son nom au palmarès depuis bientôt... 3 ans !

A fond l'Europe (1)

Comme chaque année, à la veille de l'ouverture de la Coupe d'Europe, notre site vous propose une analyse poule par poule des forces en présence face aux sept clubs français qualifiés et des enjeux de cette nouvelle édition, qui reprend ses droits ce week-end. Une H Cup, 18e du nom, dont le Leinster, double tenant, rêve de disputer la finale le 18 mai prochain, à Dublin.

POULE 1 : Racing-Métro 92 (FRA), Edimbourg (ECO), Saracens (ANG), Munster (IRL)

Edimbourg  - Saracens ; Racing-Métro 92 - Munster (samedi, en direct sur notre site dès 14h35)

Le Racing essaye encore

Du Leinster au Munster, le Racing-Métro 92, à l'heure d'aborder sa quatrième campagne de Coupe d'Europe, se frotte à l'autre géant du rugby irlandais. A ceci près qu'à l'ombre de Thomond Park, la Red Army qu'a rejoint l'ancien Racingman Simon Mannix à l'intersaison (lire : Mannix, ici l'Irlande !) a perdu de sa superbe et entame un nouveau cycle quand les rivaux de Dublin se sont installés durablement au sommet de l'Europe avec la conquête d'un troisième trophée en quatre ans. Avec neuf défaites concédées en douze matches de poules depuis trois ans, dont trois à Colombes, les Franciliens ont choisi d'ouvrir cette nouvelle édition au Stade de France face aux Munstermen. Un rendez-vous déjà décisif. "C'est presque un match à l'extérieur, et j'espère surtout qu'ils ne vont pas se tromper de stratégie, sinon, ils le paieront cash !", avertit Jacques Delmas, consultant sur Canal+, interrogé sur le site de la Ligue nationale (LNR). Reste que le danger viendra aussi d'une équipe des Saracens qui garde le goût amer de son humiliation (3-22) la saison dernière, en quarts de finale devant son public, face à Clermont. Sans compter des retrouvailles avec Edimbourg, dont le souvenir de l'improbable victoire à Murrayfield (48-47) hante encore Estebanez et les siens...

POULE 2 : Toulouse (FRA), Ospreys (GAL), Leicester (ANG), Benetton Trevise (ITA)

Ospreys - Trevise (vendredi, 21h) ; Toulouse - Leicester (dimanche, en direct sur notre site dès 17h)

Toulouse se méfie des Tigres

Guy Novès connaît la chanson : "Le championnat est un marathon. On peut presque toujours se relever après une contre-performance. Ce n'est pas le cas en Coupe d'Europe, où une défaite à domicile est souvent synonyme d'élimination", souligne en vieux routier de la compétition le manager des champions de France sur le site du club. A partir de ce postulat, pas la peine de chercher à faire tirer des plans sur la comète européenne au mentor des Rouge et Noir, qui n'a pour seul horizon que la réception de Leicester ce dimanche, au Stadium. Une ouverture, il faut le reconnaître, bien corsée même lorsqu'on s'appelle Toulouse. Même si les Tigers n'avaient pas su s'extraire des poules la saison dernière. D'autant qu'on a payé dans la Ville Rose avec un revers sans gloire à Murrayfield face à Edimbourg (19-14) en quarts de finale, il y a six mois, pour savoir la valeur d'un parcours sans faute en phase de poules. "Leicester, c'est un peu le Toulouse anglais ! C'est fort devant, ça peut aller vite derrière, c'est expérimenté...", annonce Delmas, comme pour mieux désigner le rival n°1 des Stadistes dans cette poule, où des Ospreys en perte de vitesse et le Benetton Trevise ne paraissent pas en mesure de se mêler au duel de titans annoncé.

POULE 3 : Biarritz Olympique (FRA), Harlequins (ANG), Connacht (IRL), Zebre (ITA)

Zebre - Connacht (samedi, 14h35) ; Harlequins - Biarritz (samedi, en direct sur notre site dès 19h)

Biarritz revient au Stoop

Comme de coutume en Coupe d'Europe, le Biarritz Olympique a hérité du club italien qui, saison après saison, côtoie invariablement les Basques en phase de poules. Une fois encore, le tirage a plutôt bien fait les choses pour le BO avec la présence de ces Zebre au sujet desquels Guy Novès croit savoir que son ami Christian Gajan, en charge de la franchise italienne nouvellement créée, "a du mal à réunir 23 joueurs" et du Connacht, la plus faible des provinces irlandaises, certes en progression, mais où les Toulousains ont empoché le bonus offensif la saison dernière. Et comme Toulouse, c'est à un probable mano a mano franco-anglais que pourrait se réduire cette poule avec là encore une ouverture cruciale face aux Harlequins pour les Basques de retour au Stoop, le théâtre de leur victoire en finale du dernier Challenge Européen. Des Quin's qui, au même titre que les Biarrots, déchantent après un début de saison parfait après deux revers consécutifs, dont le dernier très lourd à Exeter (48-22) a inspiré le coach, Conor O'Shea, estimant que "tout était à jeter" dans son équipe. Reste que, comme le souligne Delmas, "toujours privée de deux pièces maîtresses, Dimitri Yachvili et Imanol Harinordoquy, cette formation basque aura encore quelques problèmes de repères." A voir si l'Europe aura toujours les mêmes vertus curatives sur le BO...

Lire aussi : Poule 4, 5 et 6 (Castres, Clermont, Toulon et Montpellier)

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