Publié par Sylvain Labbe le 19 mai 2017 à 20h15

Ce Stade Français en a encore sous la semelle… 

Coupe d'Europe

Waisea Nayacalevu, auteur du premier des sept essais du Stade Français, avait ouvert le festival offensif parisien.

Ce Stade Français en a encore sous la semelle… 

Des ressources toujours plus insoupçonnées permettent aux joueurs de Gonzalo Quesada de remporter par K.-O. leur premier barrage face aux Blues de Cardiff (46-21). Les Parisiens ne sont plus qu’à une victoire de la qualification pour la Champions Cup.

"Avec les tribunes vides, ça fait un peu vacances, un peu match amical." Interrogé au micro de beIN SPORTS, Thomas Savare, pour son dernier match de président du Stade Français à Jean-Bouin, le reconnaît lui-même non sans mal à la mi-temps de ce barrage qui, joué à la sortie des bureaux, n’a pas attiré les foules. C’est peu de le dire… Une ambiance pas franchement de nature à secouer ses joueurs encore pris dans les vapeurs écossaises de Murrayfield et de ce premier sacre européen, qui pèse sur les organismes parisiens à l’heure de se mesurer à des Blues de Cardiff frais comme des gardons. Et qui font la course en tête à la pause grâce aux essais coup sur coup de Macauley Cook (20e) et Nick Williams (23e) quand ce Stade Français aux jambes et aux têtes bien lourdes ne réagit que sur l’exploit personnel de Jérémy Sinzelle, à l’origine de l’essai de Waisea Nayacalevu (10-14, 32e).

Victoire du @SFParisRugby 4️⃣6️⃣-2️⃣1️⃣ face aux @cardiff_blues au terme d'un match prolifique ! #ChampionsCuppic.twitter.com/nhuQIUVyhU

— Champions Cup France (@ChampionsCup_FR) 19 mai 2017

A l’image de cette fin de saison, on arrive à se redresser et à faire une bonne deuxième mi-tempsOn l’aura compris, comme le note Sinzelle à la mi-temps, "le match et la soirée de la finale pèsent, c’est compliqué, il fait chaud". Et pourtant… Pourtant, ces Parisiens trouvent encore les ressources inespérées pour renverser ce score. On les croit cuits à l’étouffée, mais c’est Cardiff qui explose au retour des vestiaires dans le sillage de leur troisième ligne et d’un capitaine Sergio Parisse, dont l’avenir, paraît-il, n’est pas assuré sous le maillot parisien. Sous prétexte d’un salaire jugé trop élevé par le futur repreneur…  

Parisse sur le départ, sans blague ?

Favori pour le rachat, l’Allemand Hans-Peter Wilde est annoncé comme un amoureux de ce jeu. Qu’il réfléchisse alors à deux fois à l’heure de se séparer d’un joueur de la trempe de Parisse encore omniprésent au cours de cette seconde période, comme sur cette interception et ce coup de pied de replacement décisif, digne d’un ouvreur, pour mener à la victoire ses troupes et notamment les minots Giorgi Melikidze (42e), Mathieu De Giovanni (51e), Sekou Macalou, surpuissant et auteur d’un doublé pour son dépannage à l’aile (59e, 67e), mais aussi Laurent Panis (70e) et Clément Daguin (76e). Sept essais au total, s’il vous plaît, pour assommer une équipe de Cardiff, réduite au doublé de Cook (67e) et dépassée par la furia parisienne. "A l’image de cette fin de saison, on arrive à se redresser et à faire une bonne deuxième mi-temps, constate en habitué Julien Dupuy, le demi de mêlée prêt à raccrocher les crampons. C’est bien pour ce groupe et on ira peut-être jouer un dernier match à Northampton."

Les joueurs du @SFParisRugby célèbrent la victoire avec leur public ! #ChampionsCuppic.twitter.com/i1hvGDXTxR

— Champions Cup France (@ChampionsCup_FR) 19 mai 2017

Un dernier effort vendredi prochain (20h45), à l’extérieur, pour devenir le vingtième et dernier qualifié pour la prochaine édition de la Champions Cup, soit face aux Saints de Louis Picamoles, soit face aux Irlandais du Connacht, qui s’affrontent ce samedi, à Franklin’s Garden (17 heures).

Réagissez

L'actu rugby en bref

RSS