Publié par Sylvain Labbe le 10 octobre 2017 à 18h15

L’Europe du rugby s’offre un tour de force… basque !

Coupe d'Europe

Le Clermontois Damien Chouly et les capitaines des 5 autres clubs français engagés cette saison en Champions Cup.

L’Europe du rugby s’offre un tour de force… basque !

Bilbao et sa cathédrale de San Mames seront le cadre inédit des finales de coupes d’Europe cette saison. Avec pour les clubs français engagés en Champions Cup encore le défi de mettre fin à l’hégémonie des Saracens, qui dure depuis 2 saisons.

Pour la première fois dans l'histoire des coupes d'Europe, les finales 2018 auront lieu en dehors des territoires habituels des cinq nations traditionnelles du rugby européen. 

Après avoir regardé cette bande-annonce, vous n'attendrez qu'une seule chose : le coup d'envoi de la #ChampionsCup vendredi à 19:45 ! pic.twitter.com/l3eXYEIj2V

— Champions Cup France (@ChampionsCup_FR) 9 octobre 2017

Après Edimbourg et son BT Stadium en 2017, Bilbao et sa cathédrale de San Mames (53 000 places) seront les 11 et 12 mai 2018 les écrins des finales de la Challenge Cup et de la Champions Cup, dont le coup d'envoi est programmé ce week-end. Avec déjà l'expression d'un engouement populaire qui peut surprendre sur ces terres de football, même si le choix de la Ligue nationale de rugby (LNR), précurseuse en la matière, de faire jouer la finale du Top 14 au Camp Nou en 2016, avait déjà démontré avec près de 100 000 spectateurs pour assister au sacre du Racing 92, l'intérêt du public catalan et espagnol en général.

"Nous avons hâte de vivre encore plus d'expériences rugby mémorables jusqu'aux finales au Pays Basque. Les ventes de billets ont d'ailleurs bien démarré", s'est félicité le Directeur général de l'EPCR, Vincent Gaillard. Ce sont en effet déjà 37 000 places (26 000 pour la Champions Cup), qui ont trouvé preneurs pour ce week-end de finales au Pays Basque, dont 22 000 ont été acquises en Espagne. 

Saracens, forcément ça agace

Six clubs français seront en lice pour tenter de faire au moins aussi bien, voire même mieux que les Clermontois, finalistes malheureux de la dernière édition, avec l’ambition de mettre un terme à l’ère anglaise des Saracens, doubles tenants du titre. Avec pour Toulon la motivation particulière d’empêcher les ex-coéquipiers de Chris Ashton d’égaler la passe de trois du club varois. Même si Fabien Galthié, en tant que consultant sur la compétition pour France Télévisions depuis plusieurs saisons (*), a pu constater toute la difficulté de la tâche proposée aux clubs du Top 14.

"La France a décroché du top niveau mondial et on subit cette évolution, déplore le nouveau manager toulonnais. Même si Clermont a perdu la saison passée en finale, c’est difficile aujourd’hui pour les clubs français de sortir des poules. Avant, on avait souvent trois ou même quatre clubs en quarts de finale." Ils étaient trois la saison passée (Clermont, Toulon, Toulouse), mais seule l’ASM avait survécu à ce stade de la compétition, avant de succomber aux "Sarries" en finale.  

Des Saracens, dont l’hégémonie ne suscite pas seulement l’admiration de leurs adversaires. A l’image de Leo Cullen, le manager du Leinster, qui n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le modèle économique qui sous-tend le succès des Londoniens comme celui de Montpellier, que son équipe aura à se coltiner dans sa poule cette année. "Comment voulez-vous rivaliser ?", s’est interrogé en conférence de presse le capitaine de la dernière province irlandaise sacrée championne d’Europe en 2012. "Les Saracens, il n'y a qu'à regarder les pertes qu'ils accumulent: 5 M£, 5M£, 5M£, 6M£, 4M£. C'est pour cela qu'ils dominent le rugby européen depuis deux saisons. (…) Je sais que les Saracens ont cette chose qu'ils appellent « fabriquer des souvenirs », mais ils le font en accumulant des dettes colossales dans le même temps... Montpellier est une équipe construite sur le même modèle", ajoute-t-il à l’adresse d’un MHR qui sera le premier adversaire de sa formation ce samedi, à Dublin (14 heures). Le ton est donné !   
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(*) Galthié ne commentera pas la Champions Cup, se contentant des matches du XV de France et laissant officier Raphaël Ibanez sur la scène européenne. 

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