Publié par Laurent Duyck le 13 octobre 2012 à 16h24

Le Racing ne dérape pas

Coupe d'Europe

Maxime Machenaud a inscrit le seul essai des Parisiens. (Maxppp)

Le Racing ne dérape pas

La Racing-Métro 92 n'a pas manqué son entrée en lice en Coupe d'Europe, samedi, face au Munster (22-17). Malmenés en première période, puis menés d'un point à cinq minutes de la fin dans des conditions rendues difficiles par la pluie, les Racingmen ont finalement arraché la victoire grâce à deux ultimes pénalités de Barkley et de Bergamasco.

Pour conjurer le sort sur le front européen, après avoir perdu la saison dernière ses trois rencontres à Colombes pour sa deuxième apparition dans la compétition, il y avait peut-être mieux que le frigo du Stade de France, surtout à peine rempli au tiers et arrosé par une pluie typiquement irlandaise. "C'est presque un match à l'extérieur, et j'espère surtout qu'ils ne vont pas se tromper de stratégie, sinon, ils le paieront cash !", prévenait dans la semaine Jacques Delmas, aujourd'hui consultant sur Canal+, interrogé sur le site de la Ligue nationale (LNR). Plus encore face à une équipe comme le Munster, jamais aussi à l'aise que lorsqu'il s'agit de conserver le ballon bien au chaud ou d'occuper le terrain au pied, aurait pu ajouter l'ancien entraîneur de Biarritz, du Stade Français ou encore de Perpignan.

Des conditions climatiques contraires à la philosophie portée cette saison par Gonzalo Quesada et un contexte forcément alourdi, autant par l'arrivée déjà annoncée de Laurent Travers et Laurent Labit l'été prochain que par la cascade de blessures touchant l'effectif francilien - dont la dernière a conduit au forfait de dernière minute de Fabrice Estebanez remplacé par Juan Martin Hernandez - qui n'ont pas empêché le Racing de sortir vainqueur de cet affrontement face à une équipe du Munster qui court certes après son glorieux passé (double vainqueur de la compétition en 2006 et 2008) mais a donné du fil à retordre au club des Hauts-de-Seine.

Preuve en est, le premier quart d'heure tourne à la démonstration de la Red Army qui fait valoir sa puissance dans les rucks et la finesse de son jeu au pied incarnée par l'inusable O'Gara, meilleur réalisateur de l'histoire de la compétition. Après une mêlée à cinq mètres qui met au supplice le pack francilien, les Ciel et Blanc sont bien heureux de ne s'en sortir qu'avec trois points dans les chaussettes (9e, 0-3). Ce n'est que partie remise puisque, à la sortie d'une touche, les plaquages font défaut et Dougall, qui rebondit sur Machenaud, inscrit le premier essai de la rencontre (16e, 0-10).

Barkley à l'anglaise

Si une éclaircie perce les nuages dionysiens, l'horizon est déjà sombre pour le Racing, malgré la réponse au pied de Barkley sur une pénalité de 45 mètres (19e, 3-10). Pas loin d'encaisser un deuxième essai sur un nouveau ballon perdu, heureusement relâché juste avant de l'aplatir par O'Connell (26e), les hommes de Gonzalo Quesada profitent à leur tour de cette loterie pour renverser la situation, grâce à Machenaud à la conclusion d'un contre mené au pied digne des footballeurs japonais la veille sur cette même pelouse contre l'équipe de France (32e, 10-10). La sortie sur blessure d'O'Gara prive le Munster de son métronome (34e), et la punition n'est pas loin de tomber sur un coup de pied contré par Ghezal, malheureusement plaqué sans ballon au moment de crucifier les Irlandais. La colère gronde dans les tribunes comme sur le terrain où les avants franciliens permettent finalement à Barkley de passer une nouvelle pénalité (39e, 13-10) et d'offrir l'avantage à son équipe à la pause.

Une tendance qui se confirme au retour des vestiaires grâce à deux nouvelles pénalités de Barkley, qui rappelle à cette occasion pourquoi il fait partie des trois meilleurs buteurs de l'histoire du championnat anglais (52e, 16-10) malgré un premier échec dans la foulée (55e), annulé par celui de Keatley (62e). Des coups de pied qui, à grands coups de chandelles, rythmeront la seconde période avec la sensation que le Racing peut jouer à ce jeu d'un autre temps avec l'ouvreur anglais dans ses rangs. L'essai solitaire de Zebo, sur une touche rapide qui a pris de court la défense francilienne contredira ponctuellement ce constat (72e, 16-17). Le temps pour le nouvel ouvreur du Racing d'ajouter une dernière pénalité en fin de match (77e, 19-17),  imité dans la foulée par Bergamasco (80e, 22-17). La preuve que c'était bien un temps à mettre un Anglais dehors...

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