Publié par Laurent Duyck le 10 août 2012 à 17h00

Afrique du Sud: Les Springboks au rebond

Four-Nations

Jean de Villiers, capitaine dans le flou des Springboks. (Reuters)

Afrique du Sud: Les Springboks au rebond

A une semaine du coup d'envoi du nouveau Four Nations (ou Rugby Championship), Rugbynews.fr vous propose de passer en revue les quatre prétendants de ce nouveau tournoi de l'hémisphère sud. La Coupe du monde 2011 a marqué la fin d’une ère peu brillante pour l’Afrique du Sud. Eliminés en quarts de finale en Nouvelle-Zélande, les Springboks, abandonnées par Victor Matfield et Bakkies Botha, entament un nouveau cycle sous les ordres de Heyneke Meyer, à qui la Fédération sud-africaine avait préféré Peter de Villiers en 2007. Charge à lui de réduire l’écart entre sa formation et les All Blacks.

LE CONTEXTE
Championne du monde en 2007 en France, compétition qui avait consacré la rigueur parfois restrictive d’une équipe taillée pour le combat, à défaut d’être armée pour les grandes envolées, l’Afrique du Sud a quitté la Nouvelle-Zélande quatre ans plus tard sur une défaite en quarts de finale face à l’Australie (9-11). La conclusion sans gloire d’une ère tourmentée sous les ordres de Peter de Villiers, contesté autant pour ses choix que pour les polémiques suscitées par ses déclarations. Pour tourner la page, la Fédération sud-africaine (SARU) a décidé de miser sur Heyneke Meyer, un entraîneur reconnu et respecté pour avoir notamment conduit les Blue Bulls au titre dans le Super 14 en 2007, le premier de l’histoire pour une équipe sud-africaine. Un homme qui présentait aussi l’avantage de ne pas être un inconnu dans l'environnement de la sélection pour avoir été l’adjoint de Nick Mallett et Harry Viljoen. Au feu face à un XV de la Rose ambitieux lors de sa tournée estivale, son équipe, rajeunie par les fins de carrière internationale de Victor Matfield ou encore Bakkies Botha, a enchaîné deux victoires et un nul, démontrant surtout de grosses qualités défensives, la marque de fabrique des Springboks. Une base intéressante avant de passer à l’épreuve du Four Nations.

LA PHRASE: "Je commence à douter de ma capacité à être capitaine", de Jean de Villiers (capitaine des Stormers et de l’Afrique du Sud)
Promu capitaine des Springboks par Heyneke Meyer, Jean de Villiers, invité à succéder à des légendes telles que John Smit, Victor Matfield ou encore Bakkies Botha, aura-t-il la même longévité à cette responsabilité que ses anciens coéquipiers ? Avec 75 sélections sous le maillot sud-africain, pour un total de 20 essais inscrits, le centre des Stormers, passé en 2002 par le Munster, semble plus que légitime pour reprendre le brassard. Mais l’intéressé, dévasté par la défaite de son équipe en demi-finale du Super 15 contre les Sharks de Frédéric Michalak, avouait lui-même se poser des questions. "Je vais être honnête avec vous. Je commence à douter de moi, et surtout de ma capacité à être un capitaine, confiait-il à chaud à la sortie de cette deuxième défaite aux portes de la finale en deux ans. Quand vous vous retrouvez dans ces situations à plusieurs reprises vous vous demandez quelle est la cause profonde ce ces échecs. Était-il possible de mieux nous préparer ? Non. Avons-nous eu la bonne attitude sur le terrain ? Oui. J'espère juste que je me sentirai mieux lundi." Il faut l’espérer pour les Springboks…

LE JOUEUR Bakkies Botha (32 ans, 77 sélections, Toulon)
On le pensait, lui y compris sans doute, tout entier dévolu à Toulon, mais Bakkies Botha n'en a peut-être pas fini avec les Springboks. Le deuxième-ligne, qui n'a plus joué avec la sélection depuis le dernier Mondial en Nouvelle-Zélande, pourrait jouer les prolongations à l'occasion du Four Nations. Le sélectionneur Heyneke Meyer, déjà tenté de sortir de sa retraite Victor Matfield, envisage ce renfort afin de faire face aux blessures dans "la cage" sud-africaine. "Avec toutes les blessures que nous avons, nous ne pouvons pas y aller avec une équipe des moins de 21 ans quand nous jouons contre les meilleures équipes du monde, a déclaré Meyer.Bakkies a bien joué. Je garde un oeil sur chaque joueur à l'étranger". Confronté notamment à l'incertitude concernant le jeune deuxième ligne des Stormers, Eben Etzebeth, touché à la hanche, Meyer l'affirme: "Je vais certainement considérer Bakkies comme une sérieuse option". A suivre…

L’OBJECTIF
"Je sais l'importance de ce sport pour le pays, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ramener les Springboks sur les hautes sphères du rugby mondial." Depuis qu’il a pris en mains les Springboks, Meyer se sait l’un des hommes les plus épiés d’Afrique du Sud. Sa mission est simple : refaire de l’Afrique du Sud une équipe crainte et respectée. "J'espère conserver l'unité des supporters sud-africains derrière les Boks", ajoutait-il lors de sa prise de fonctions. Un objectif qui passe par des victoires lors de ce Four-Nations où, à défaut peut-être de pouvoir rivaliser avec les champions du monde néo-zélandais, les Sud-Africains devront laisser derrière les Argentins, voire les Australiens.

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