Publié par Benoit Conta le 14 août 2012 à 18h00

Australie: Quel niveau pour les Wallabies ?

Four-Nations

David Pocock est désormais le capitaine de l'Australie. (Reuters)

Australie: Quel niveau pour les Wallabies ?

A moins d'une semaine du coup d'envoi du nouveau Four Nations (ou Rugby Championship), Rugbynews.fr vous propose de passer en revue les quatre prétendants de ce nouveau tournoi de l'hémisphère sud. Troisième de la dernière Coupe du monde et tenante du titre, l’Australie se présente sans trop de certitudes dans la compétition. A la tête d’un groupe rajeuni autour du nouveau capitaine David Pocock, Robbie Deans se montre néanmoins confiant. Certains observateurs, dont l'ancienne star David Campese, le sont nettement moins.

LE CONTEXTE
Vainqueur d’un Tri-Nations allégé l’an passé, Coupe du monde oblige, l’Australie se présente donc en tenante du titre à l’aube de cette nouvelle édition, désormais à quatre équipes. Entre temps, les Wallabies ont échoué en demi-finales du Mondial, face aux Blacks (6-20). Finalement troisièmes en Nouvelle-Zélande, les Australiens ont ensuite souvent croisé la route du pays de Galles, avec un test-match gagné en décembre (24-18), puis trois autres victoires dans la douleur, lors de la tournée d’été (27-19, 25-23, 20-19). Entre-temps, il y a tout de même eu cette défaite face à l’Ecosse, dans des conditions dantesque, début juin (9-6). Toujours dirigé par Robbie Deans, l’effectif australien a un peu bougé, même si les stars (Genia, Cooper, Pocock, Beale…) sont toujours là. A noter toutefois la présence de nouveaux visages dans le squad, avec notamment le troisième Liam Gill, capitaine de l'équipe junior des Wallabies engagée lors du dernier Mondial de la catégorie.
 
LA PHRASE: "Cette génération… Ils se pensent meilleurs qu’ils ne le sont vraiment" (Par David Campese, dans le Scotsman)
Un pavé dans la mare. Alors que l’Australie s’apprête à entrer dans son tournoi, David Campese, jamais tendre avec ses héritiers sous le maillot or, estime que les Wallabies ont du souci à se faire. "L’Ecosse a pleinement mérité sa victoire en juin dernier. Toutes les plaintes à propos du temps, c’est n’importe quoi. C’était le même pour les deux équipes. Le problème, c’est que l’Australie est en difficulté actuellement, estime la légende australienne, dans les colonnes du Scotsman. Il y a eu tellement d’histoires avec des joueurs vus en boîte avant un match, des gars qui se sont fait taper dessus par des videurs. Cette génération… Ils se pensent meilleurs qu’ils ne le sont vraiment."
 
LE JOUEUR A SUIVRE: David POCOCK (24 ans, 44 sélections, Brumbies)
Nommé capitaine pour ce Four-Nations, David Pocock, 24 ans, est désormais incontournable au sein de la sélection australienne. Né au Zimbabwe, celui qui évoluera à partir de la saison prochaine aux Brumbies est désormais une référence mondiale au poste de troisième-ligne aile. Son profil de plaqueur/gratteur rappelle d’ailleurs celui de Richie McCaw, même s’il semble moins enclin à titiller la règle, dans les regroupements."Il est désormais un point d’attention pour nos adversaires", explique Robbie Deans, dans l’Herald Sun, avant de regretter le traitement de faveur, pas toujours légal, réservé à son joueur par les adversaires. "On a pu voir contre le pays de Galles. Nous comptons d’ailleurs sur les juges de touche pour que les lois du jeu s’appliquent, lance le sélectionneur, en prévision notamment des affrontements avec la Nouvelle-Zélande. Il y a eu beaucoup d’actions loin du ballon. C’est de l’antijeu, et ça doit cesser."

L’OBJECTIF
Pour plusieurs observateurs, la compétition s’annonce compliquée pour l’Australie. Dans un édito dans le New Zealand Herald, l’ancien pilier néo-zélandais Richard Loe estime même que l’Australie ne gagnera qu’un seul de ses six matches. "Ils ont tirage terrible, et ils vont être en difficultés devant, estime l’ancien Black. Nathan Sharpe n’a pas le droit de prendre sa retraite, et les jeunes qu’ils ont pris, comme Kane Douglas ou Sitaleki Timani vont bien vitre découvrir le fossé entre un match de Super XV et un match international." Mais si les Wallabies doivent notamment affronter la Nouvelle-Zélande deux fois de suite d’entrée, pour le compte de la Bledisloe Cup, un trophée qui les fuit depuis neuf ans, Robbie Deans ne s’en fait pas plus que cela. "Vous me parlez de pression, mais ce n’est pas de la pression. C’est une opportunité pour nous, explique le sélectionneur, dans les colonnes du Herald Sun. Mes joueurs ne sont pas accablés par le passé, ils sont plutôt excités de prendre part au futur."

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