Publié par Laurent Duyck le 2 octobre 2012 à 18h30

A quoi joue Cooper ?

International

Quade Cooper ne portera peut-être plus jamais le maillot des Wallabies. (Reuters)

A quoi joue Cooper ?

En pleine négociation d’un nouveau contrat avec la Fédération australienne, Quade Cooper, le génial ouvreur des Wallabies, s’est fendu d’une charge violente contre l’environnement de l’équipe nationale. Une sortie qui pourrait signer la fin de sa carrière internationale en 15. Et précipiter son exil, en Europe ou dans le rugby à XIII où l’attend Sonny Bill Williams… 

Reverra-t-on un jour Quade Cooper sous le maillot des Wallabies ? La question anime les conversations en Australie depuis que l’ouvreur international (24 ans, 38 sélections) a décidé de dénoncer "l’environnement toxique" de la sélection à l’occasion de messages répétés sur son compte Twitter. "J’adore le rugby, mais il y a de la merde (sic), qui se passe derrière et au-dessus des joueurs qui affecte l'organisation toute entière", a-t-il écrit, entre autres amabilités sur Robbie Deans, et son style de jeu roboratif, et la Fédération australienne (ARU). Un déballage qui a fait l'effet d'une bombe de l’autre côté de la planète. Et interpellé sur la stratégie de communication de l’intéressé, actuellement blessé et donc indisponible.

Pourquoi une telle charge ? Et pourquoi maintenant ? D’aucuns prétendront qu’il a agi pour savonner un peu plus la planche de Robbie Deans, déjà sur la sellette au vu des résultats des Wallabies dans le Four Nations. "Il y a beaucoup de gens qui sont effrayés de dire ce qu’ils ressentent donc ils laissent couler et rien ne change, a tenté de déminer l’ouvreur des Reds dans les médias australiens. Tout ce que je veux faire est régler le problème, aller de l’avant et gagner des matches. Ce n’est pas pour dire que je ne soutiens pas Robbie (Deans). Il a fait beaucoup pour moi comme jeune joueur. Je suis très respectueux de Robbie."

Chef d’orchestre sur le terrain et donc chevalier blanc en dehors… Une posture qui pourrait lui coûter cher alors que la Fédération australienne (ARU) était prête à lui offrir un nouveau contrat jusqu’à la Coupe du monde 2015 pour valider son bail supplémentaire de trois ans signé en juin dernier avec la province du Queensland, proposition qui lui assurerait plus de 600 000 euros de revenus à l’année, à en croire la presse australienne. Pas de quoi refroidir le natif de Tokorua, cible des supporteurs néo-zélandais pour avoir tourné le dos aux Blacks. "Je sens que cet environnement me détruit en tant qu'individu et joueur et m'empêche de donner mon meilleur pour mon pays, ma famille et mes amis", insistait-il alors que l’ARU lui demandait des explications. Et Cooper de conclure, sous forme d’ultimatum : "Si je ne me sens pas bien dans cet environnement, c'est un gros problème."    

Une sentence qui a tout d’une déclaration d’adieu alors qu’une rumeur persistante l’envoie déjà faire ses preuves en treize au sein de la très lucrative National Rugby League (NRL). Où Sonny Bill Williams, en pige actuellement au Japon, l’attend de pied ferme. "Il a les qualités pour jouer au 13. Imaginez ce qu’il pourrait faire face à une ligne de défense reculée de dix mètres", déclarait dernièrement la star néo-zélandaise. Alors Cooper et SBW bientôt réunis sous le même maillot des Roosters où ce dernier est en contact avancé ? C’est ce que croit savoir The Sunday Telegraph, rappelant que les deux hommes, qui ont beaucoup fait pour la popularité du rugby, ont le même agent. A moins que ce duo de stars ne soit tenté de faire parler de lui en Europe… Affaire à suivre.

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