Propos recueillis par Stéphanie ROSCOP le 29 juin 2012 à 20h04

Blanco: "Nous ne sommes pas fous"

International

Serge Blanco l'affirme: la FFR a su s'entourer des meilleurs. (ffr.fr)

Blanco: "Nous ne sommes pas fous"

Première cheville ouvrière du projet de futur Grand Stade du rugby français, Serge Blanco, vice-président de la Fédération française (FFR), explique les raisons qui ont conduit à la désignation de Evry-Centre Essonne pour accueillir la nouvelle enceinte aux dépens de Thiais-Orly. Un projet auquel l'ancien arrière des Bleus croit dur comme fer.

Serge, la proximité du site de Thiais-Orly avec Paris, semblait constituer un atout de choix. Pourquoi avoir finalement penché pour Evry-Centre Essonne ?
Paris est en train de s'étendre. Je viens de la province et vu de la province, la banlieue c'est Paris. Nous avons pris une vision futuriste qui va nous permettre de prendre les devants. C'est un site pour les 20,30, 40 prochaines années. Et puis tous les grands lieux sportifs, notamment aux Etats-Unis, se trouvent à l'extérieur des grandes villes.

Disposez-vous d'engagements, notamment de la part des pouvoirs publics, concernant les transports à améliorer dans la zone d'Evry ?
Nous avons étudié, décortiqué et discuté de cela avec les 2 candidats. De toute façon, les candidats se seraient développés s'il n'y avait pas eu le stade. Avec l'aménagement du Grand Paris, il y a beaucoup d'efforts à faire. Les deux candidats s'y sont engagés.

La superficie de 133 hectares du site d'Evry-Centre Essonne (contre 15 hectares pour le projet Thiais-Orly) a-t-elle permis de faire la décision ?
Evry est un espace totalement libre aujourd'hui avec 133 hectares. La Fédération ne va acquérir que 30 hectares. Ça laisse la possibilité de s'étendre.

"On s'est entourés des meilleurs"

Quelle part jouera la FFR dans l'aménagement des 100 hectares restants ?
Il y a une concertation à avoir avec les élus. Il faut étudier ensemble le développement de cette zone. L'élément moteur, c'est le stade. On a une volonté commune: faire en sorte que nous puissions développer un quartier.

Vous avez évoqué le naming, à l'image de ce qui se pratique avec l'Aviva Stadium de Dublin notamment. Comment cela va-t-il se passer ?
Le président nous a demandé de nous adresser d'abord à nos partenaires. Le naming est une partie financière importante dans l'amorce d'un stade. C'est donc un procédé essentiel de notre vision future.

Vous avez estimez la deadline à fin 2013 pour la viabilité du montage financier...
C'est ce qui a été prévu depuis le début. A la fin 2013, nous aurons une vision sur laquelle s'appuyer pour le futur grand stade.

Sait-on quelle sera la conception architecturale de cette nouvelle enceinte en tant qu'élément moteur ?
Nous avons véritablement puisé sur tous les sites visités. Nous avons remis ensuite un cahier des charges aux trois sociétés que nous avons retenu pour la construction du stade : Foster (GB), Populus (USA) et HKS (USA). Elles doivent nous rendre une copie de leur projet d'ici fin décembre 2012. Ensuite, nous choisirons l'architecte. Nous avons imposé quelques critères que les trois sociétés doivent respecter. On a été ébranlé dans nos convictions, favorablement, surtout lorsque l'on a parlé aux architectes. Le côté architectural est exceptionnel. Il y a de quoi être véritablement impressionné.

A quoi devra selon vous ressembler ce Grand Stade ?
Il faut d'abord que ce soit un stade fonctionnel, un endroit agréable où l'on puisse se distraire, boire un coup (sic). Nous avons demandé à ce que ces critères soient respectés. Nous voulons que les spectateurs ressortent heureux du stade. Nous ne voulons pas de zones restreintes dans les tribunes. Une personne qui a acheté un billet à 15 euros doit pouvoir se diriger vers une place à 50 euros.

En tant que président de la commission Grand Stade, on imagine que vos choix ont été prépondérants. Est-ce qu'il y aura un fronton de pelote basque dans l'enceinte du stade ?
Le président Camou a nommé une équipe. Moi je n'ai fait que relaté ce que j'ai vu ailleurs (Pays-Bas ; Grande-Bretagne...). A n'importe quel étage de sa construction, nous avons pris des sociétés spécialisées. Nous ne sommes pas fous. On s'est entourés des meilleurs. Il n'y a rien que j'ai voulu imposer.

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