Publié par Laurent Duyck le 8 septembre 2012 à 11h38

Les Pumas tombent la tête haute

International

Longtemps, les Pumas, à l'image de Hernandez et Roncero qui bloquent ici Savea, ont mis les Blacks en échec.

Les Pumas tombent la tête haute

Une semaine après avoir tenu en échec l'Afrique du Sud à Mendoza (16-16), l'Argentine a définitivement décroché ses galons auprès des grandes nations du sud en contrariant pendant plus d'une heure les champions du monde néo-zélandais à Wellington. Savea et Jane ont finalement eu raison de la défense des Pumas et offert aux Blacks une troisième victoire en trois matches dans le Four Nations (21-5).

L'effet Graham Henry ? Si Richie McCaw ne s'en souciait guère, le capitaine de la Nouvelle-Zélande a peut-être changé d'avis sur le poids de la présence de son ancien sélectionneur au chevet des Pumas. Comme dans un livre ouvert, les Argentins, aidés il est vrai dans leur entreprise par les conditions météorologiques détestables sur Wellington, ont lu à la perfection les intentions des All Blacks, si bien que la patte de leur nouveau conseiller ne peut y être étrangère. Il n'aura finalement manqué qu'une quinzaine de minutes de gaz à la formation de Santiago Phelan, déjà passée tout proche de l'exploit le week-end dernier face à l'Afrique du Sud (16-16), pour faire trembler jusqu'au bout les champions du monde néo-zélandais, libérés par deux essais tardifs et toujours invaincus en trois matches dans ce Four Nations.

A leur crédit, McCaw et ses hommes n'auront été menés que douze minutes dans cette rencontre, entre l'essai de Rodrigo Roncero, à la conclusion d'un gros travail de pick-and-go du pack argentin (12e, 3-5), et la deuxième pénalité d'Aaron Cruden, remplaçant au pied levé de Dan Carter, écarté sur blessure (24e, 6-5). Trop peu pour penser que les Pumas aient réellement été en mesure de remporter le premier de leurs 19 matches contre les All Blacks. Mais pendant plus d'une heure, Juan Martin Hernandez, aussi précieux défensivement qu'inspiré au pied pour soulager son équipe, et ses coéquipiers ont instillé le doute dans les têtes adverses en protégeant leur ligne comme des morts de faim.

Savea, le détonateur

Sans solution, les Blacks n'ont jamais donné l'impression de pouvoir jouer à leur rythme, se contentant en première période d'une envolée vaine de Conrad Smith (27e) et d'une échappée de Victor Vito, repris in extremis par Marcelo Bosch (40e). Mais à défendre, les Pumas, aussi valeureux soient-ils, finissent pas s'essouffler et multiplier les approximations, tant ballon en mains que dans les rucks. Après Cruden, venu sanctionner une faute au sol d'Albacete (51e, 9-5), c'est Alain Poite qui punit l'excès d'engagement de Julio Faras, coupable d'un en-avant volontaire et logiquement renvoyé dix minutes sur la touche (60e).

En supériorité numérique, les All Blacks vont enfin trouver la solution. Pas sur ce coup de pied par-dessus de Piri Weepu pour Julian Savea, devancé de justesse par Nicolas Vergallo (65e), mais au large, où ce même Savea, le Néo-Zélandais le plus tranchant de la rencontre, est récompensé de ses efforts par une offrande de Nonu (67e, 14-5). Les Argentins sont à bout de souffle et concèdent cinq minutes plus tard un second essai de l'autre côté du terrain à l'autre ailier des Hurricanes, Corey Jane (72e, 21-5). Un final qui ne traduit pas leur expression d'ensemble. Les Wallabies, prochains adversaires des Pumas dans ce Four Nations, seraient bien inspirés de se méfier. D'autant que Graham Henry n'est pas seulement connu pour avoir conduit les Blacks au titre de champion du monde mais aussi pour être le pire cauchemar de l'Australie...

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