Publié par Christophe Bruyère le 6 octobre 2012 à 09h00

Roncero, le rugby dans la peau

International

Rodrigo Roncero met un terme à sa carrière. (Reuters)

Roncero, le rugby dans la peau

Titulaire inamovible du pack argentin, Rodrigo Roncero sera une pièce essentielle du pack argentin pour la réception de l'Australie samedi, lors de la 6e et dernière journée du Four Nations. Un match qui sera son dernier au plus haut niveau. Le pilier argentin a annoncé son départ à la retraite cette semaine mais le rugby restera à jamais gravé dans sa mémoire.

"Samedi, je quitterai les Pumas. Je crois que c'est le meilleur moment pour le faire". Malgré le sourire de rigueur, l'émotion est palpable. A 35 ans, Rodrigo Roncero a annoncé cette semaine lors d'une conférence de presse qu'il disputerait son dernier match international contre l'Australie, à l'occasion de la 6e et dernière journée du Four Nations samedi à Rosario. Sa 55e et dernière apparition sous le maillot bleu ciel et blanc. Sans club depuis son départ du Stade Français l'été dernier, cette annonce marque surtout la fin de carrière pour "El Rorro".

Le public de Rosario se sentira forcément orphelin, samedi soir, après avoir dit adieu à son pilier fétiche, fidèle à la sélection depuis 2003. Ses fans ne le verront plus dominer en mêlée, ni glisser des petites phrases aux arbitres en vue de les déstabiliser. Ses coéquipiers non plus... "Ce fut un honneur de jouer avec lui" a assuré Juan Martin Hernandez sur ESPN Radio. Rodrigo Roncero a longtemps retardé l'échéance mais après un premier départ avorté à l'été 2011, il a finalement pris la décision de raccrocher. Non sans mal... "J'ai hésité à arrêter l'an passé ou à continuer un peu, a-t-il confié au site argentin Redaccion Norte. J'ai eu des moments de doute mais je me sentais tellement bien en juin". L'envie de participer à ce premier Four Nations de l'histoire a certainement pesé dans la balance. L'envie de revêtir à nouveau sa seconde peau tout autant.

Gérant d'une agence de voyages

"Après ma famille, le rugby est ce qui m'est arrivé de mieux. Le maillot argentin m'a fait vivre quelques-uns des meilleurs moment de ma vie", a-t-il avoué. L'histoire d'amour entre le pilier droit et sa sélection a débuté le 15 septembre 1998 par une défaite contre le Japon (44-29). Le numéro un des Pumas a disputé trois Coupes du monde (2003, 2007 et 2011). Au coeur d'une génération dorée (Pichot, Ledesma, ...), il a activement participé à la reconnaissance de l'Argentine au niveau mondial. Et quand il s'agit de retenir un souvenir, difficile d'en privilégier un. "Le jour où j'ai été convoqué en sélection pour la première fois fut incroyable. Le niveau avec lequel nous avons joué et obtenu la troisième place lors de la Coupe du monde en France également", souligne celui qui a découvert le monde professionnel à Gloucester en 2002, dans El Diario Popular.

Et avant de laisser une dernière fois son maillot aux vestiaires, Roncero cherchera à partir sur une note positive en offrant peut-être un premier succès à sa sélection dans la compétition. "J'espère que nous ferons une bonne prestation et que nous gagnerons, a-t-il affirmé à Clarin. Le mieux serait de terminer le tournoi sur un résultat positif. Tout le monde présente l'Australie comme une équipe faible, mais elle reste la 3e nation mondiale". Un dernier défi avant de tourner la page et de rejoindre sa nouvelle profession. "Dimanche, je débuterai une nouvelle étape sans jamais plus penser à la mêlée ! Je suis désormais voué à mon agence de voyage !", conclut-il (toujours) avec le sourire.

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