Publié par Sylvain Labbé le 27 juin 2012 à 00h33

Bourgoin confirmé en Fédérale 1

Pro D2

Le président Gérard Gerbelot (au centre) et Gaston Maulin (à gauche) mal récompensés de leurs efforts pour sauver le rugby pro à Bourgoin. (Maxppp)

Bourgoin confirmé en Fédérale 1

C’est la stupéfaction à Bourgoin, où l’annonce ce mardi de la confirmation en appel de la rétrogradation en Fédérale 1 du CSBJ a pris de court toute une ville et tout un club, alors que les dirigeants isérois pensaient avoir réuni les garanties financières nécessaires à un engagement en Pro D2. Béziers du même coup se maintient.

Quelle douche froide ! Réagissant à cette décision par le biais d'un communiqué publié sur son site officiel, le CS Bourgoin-Jallieu a informé mardi de sa rétrogradation en Fédérale 1, prononcée par la DNACG, le gendarme financier de la Ligue nationale (LNR), le 24 mai dernier, et confirmée par la Commission d’Appel de la Fédération française (FFR). "A ce jour, nous ignorons totalement les motifs de cette sanction, qui en tout état de cause nous apparaît incompréhensible, commente le club isérois, neuvième de la dernière saison de Pro D2. Le Club a fourni toutes les garanties de nature à assurer la saison 2011-2012, ce qui constituait le seul enjeu de la discussion. En tout état de cause, à réception du courrier de notification, le Club exercera les voies de recours mis à sa disposition".

Quelques heures plus tôt, les dirigeants berjalliens, le président Gérard Gerbelot en tête, pensaient pourtant avoir présenté toutes les garanties financières nécessaires à un engagement en Pro D2 grâce à l’appel aux dons et à l’apport de ses hommes providentiels, Gaston Maulin en tête, qui avaient permis de réunir 1 223 573 euros pour couvrir le trou estimé à… 1,2 millions d’euros. "On devait apporter de l’argent, c’est fait, rassurait lundi Gérard Gerbelot dans le bi-hebdomadaire Midi Olympique. Le club a engagé une ouverture de capital de 1,2 millions d’euros grâce à l’extraordinaire mobilisation autour du club. La commission d’appel reste souveraine et je ne veux pas mettre en doute son autorité, mais je suis très optimiste, ajoutait-il, avant de préciser, plus confiant que jamais: De toute manière, si nous n’avions pas réussi à rassembler l’argent, je n’aurais même pas prévu de me présenter devant la commission."

La déception est, dans ces conditions, on l’imagine, à la hauteur de l’espoir suscité par ce nouvel élan autour du malade berjallien. Dont le malheur fait le bonheur d’un autre monument en péril, l’AS Béziers Hérault, relégué sur le terrain, mais donc réintégré en Pro D2, dont le président n’avait pas manqué de mettre la pression en dénonçant "qu’une compétition puisse être faussée par des clubs qui engagent des charges trop élevées sans pouvoir justifier des ressources nécessaires à leur financement." Passé le choc, le CSBJ pourrait désormais se tourner en dernier recours vers le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).   

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