Publié par la rubrique Rugby le 17 juillet 2012 à 20h38

Et si Bourgoin se maintenait ?

Pro D2

Les joueurs berjalliens ont été entendus par leurs dirigeants. (Maxppp)

Et si Bourgoin se maintenait ?

Rétrogradé en Fédérale 1 par le Conseil supérieur de la DNACG, décision confirmée par la LNR et le CNOSF, Bourgoin-Jallieu a obtenu, mardi, un sursis de la part du tribunal de commerce de Vienne, qui a validé les comptes présentés par la direction du CSBJ. Le club isérois a donc encore une chance d'évoluer en Pro D2 au cas où le tribunal administratif lui donnerait raison dans la semaine.

La journée de mardi était très attendue en Berjallie. Au lendemain d'une grande manifestation de mécontentement, où plusieurs joueurs s'étaient réunis pour exprimer leur colère suite à la validation de la rétrogradation administrative du CSBJ, les dirigeants du club isérois jouaient leur dernière carte devant le tribunal de commerce de Vienne. Et la mobilisation de tout un peuple a eu du bon puisque la juridiction a validé les comptes présentés par la direction.

En clair, cela signifie que le pensionnaire de Pro D2, relégué à l'étage inférieur (Fédérale 1) pour des raisons financières, n'a pas été déclaré en cessation de paiement. Pour autant, rien n'est encore gagné pour Bourgoin-Jallieu qui doit encore recueillir l'avis favorable du tribunal administratif, mercredi ou jeudi selon Rugbyrama.fr, pour obtenir son maintien en deuxième division.

Le monde du rugby en soutien

Les Ciel et Grenat peuvent remercier leurs gentils donateurs qui ont répondu présent à leur appel. Particuliers, joueurs et entreprises, parmi lesquels le joueur irlandais Ronan O'Gara, l'ancien président Arnaud Tourtoulou ou d'anciens internationaux comme Daniel Herrero et Bernard Laporte, n'ont pas hésité à mettre la main au portefeuille pour soutenir l'un des bastions du rugby français, en proie à de graves difficultés financières. Ils ont très certainement été émus par l'action coup de poing des joueurs, destinés contre leurs dirigeants, avec ce grand feu allumé au stade Pierre-Rajon, autour de banderoles où l'on pouvait lire "Mort du CSBJ".

"C'est un mouvement spontané, qui exprime un peu le ras-le-bol des joueurs, a expliqué Camille Levast, un des acteurs de cette protestation au Dauphiné Libéré. Ça fait trop longtemps que les choses traînent. Depuis deux mois, on a laissé le club recruter et faire signer des joueurs normalement pour préparer un projet de Pro D2. Mais depuis un mois, on nous a coupé l'herbe sous le pied. Il y a 30 joueurs pris en otage et ça ne peut plus durer. On est au milieu d'un bras de fer entre le club et les instances, c'est une situation insoutenable". Le CSBJ a pris acte de cette situation et a remporté une première bataille, mardi. Mais pas encore la guerre.

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