Éclipsé par la chute remarquée de Bayonne, dernier à l'issue de la 16e journée de Top 14, le LOU s'est extrait sans bruit de la zone de relégation. Privés de Sadourny et Bonrepaux, les Rodahniens sont promis à un déplacement peu évident sur la pelouse de Bordeaux-Bègles, vendredi, à l'occasion du match en retard de la 9e journée. Mais sans pression tant le calendrier leur est favorable.
Le LOU n'est plus à jeun. Déchiqueté à Toulouse (51-10) au début du mois de janvier, le champion en titre de Pro D2 a enfin pu assouvir sa faim de victoire contre Agen (19-11) samedi dernier. Un succès d'importance qui lui a offert le loisir de quitter la zone de relégation. De manière assez surprenante, ce changement de statut s'est fait en toute discrétion tant le plongeon de Bayonne et le surplace de Biarritz ont retenu l'attention portée sur cette 16e journée de Top 14. "On veut gagner au minimum trois matches sur quatre, avait annoncé au Progrès l'arrière Romain Loursac après le succès décroché contre le SUA. On aurait grillé notre joker en perdant le premier. Cela nous enlève un peu de pression."
Sans attendre, le promu lyonnais a l'occasion de miner davantage le moral des deux clubs basques en ne grillant pas ce joker sur la pelouse de l'UBB, vendredi, dans le cadre du match en retard de la 9e journée de Top 14. Cette affiche de la phase aller aurait dû se disputer le 29 octobre dernier sans l'épidémie d'oreillons qui avait envahi le vestiaire rhodanien. Du coup, Bordelais et Lyonnais se recroiseront rapidement en championnat, le 30 mars au Matmut Stadium, à l'occasion du match retour.
Calendrier favorable
Relégué ce week-end, cette fois dans l'ombre du Tournoi des Six Nations, ce premier affrontement entre les deux petits poucets de l'élite est porté par l'enjeu du maintien. Avec 24 points au compteur, Lyon occupe la place de premier non-relégable à la différence de points devant Biarritz et possède sept longueurs de retard sur son adversaire du soir. Néanmoins, l'état de forme actuel de l'effectif du LOU pourrait être un frein à ses ambitions. Sorti à la 35e minute de jeu face à Agen, le capitaine et ouvreur Xavier Sadourny souffre d'une déchirure au niveau des ischio-jambiers, synonyme d'un repos forcé de quinze jours. Le LOU ne pourra pas non plus s'appuyer sur Jean-Philippe Bonrepaux. Opéré ce jeudi d'une entorse à un poignet, le talonneur lyonnais ne rejouera plus cette saison.
Privés de ces deux éléments essentiels à leur ossature, les hommes de Raphaël Saint-André ne partent pas avec la faveur des pronostics sur une pelouse d'André Moga bâchée à cause de la vague de froid actuelle. A l'extérieur, ils n'ont toujours pas réussi à trouver d'écho au succès acquis le 16 septembre à Brive (15-12) et n'ont plus gagné en terre girondine depuis la saison 2008-2009 de Pro D2. Néanmoins, une défaite ce vendredi ne compromettrait pas outre mesure leurs espoirs de survie au sein de l'élite. A l'exception de Perpignan, le LOU aura désormais l'avantage d'affronter tous ses concurrents directs pour le maintien sur ses terres.
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