Publié par Alban Lagoutte le 20 septembre 2017 à 10h39

Altrad brandit l'excuse du racisme

Top 14

Mohed Altrad

Altrad brandit l'excuse du racisme

Pris dans le scandale du conflit d'intérêts le liant avec la FFR et Bernard Laporte, Mohed Altrad se défend. Le président de Montpellier estime être pris pour cible par certains de ses détracteurs, ce qui n'aurait sans doute pas été le cas si ses origines avaient été différentes...

Depuis plusieurs semaines, le monde du rugby français est secoué par une affaire de conflit d'intérêts qui a mis Bernard Laporte et Mohed Altrad en première ligne. Le président de la FFR (Fédération française de rugby) aurait signé, via l'une de ses entreprises, un contrat avec le Groupe Altrad pour des séminaires, obtenant en retour une présumée indulgence quant à certaines sanctions touchant le club de Montpellier, dont l'homme d'affaires né en Syrie est le grand patron.

Celui-ci ne comprend pas le procès qui lui est fait, et assure être victime de sa réussite, et jalousé par une partie des autres présidents de club du Top 14. "Ce contrat n’enfreint aucune loi, ni règle édictée par la Fédération française de rugby. Personnellement, je ne regrette pas d’avoir signé ce contrat. Laporte a préféré l’annuler pour éteindre une polémique. Mais aujourd’hui, le mal est fait. Notamment parce que certains présidents se sont permis de dire tout et n’importe quoi sans avancer les preuves de leurs accusations, explique Altrad au Figaro.

Je dérange une poignée d’imbéciles à Clermont, Pau, La Rochelle et Agen… Si je dérange, c’est parce que je dépareille", ajoute-t-il. Mohed Altrad va même plus loin dans son raisonnement. Selon lui, ses origines syriennes lui joueraient des tours, et sa réussite sociale et professionnelle lui vaudrait d'être victime d'une forme de racisme de la part de ses pairs. "Je suis né en Syrie. Je suis arrivé en France à 18 ans. Je dois tout à la France. Mais je viens avec mes méthodes d’entrepreneur, mes moyens, et mes exigences. Le rugby, contrairement au foot, n’a pas encore réussi sa transformation économique et sociale, avance-t-il. D’un point de vue social, le football a su intégrer les différentes vagues d’immigration : Kopa, Platini, Zidane, sont des enfants et petit-enfants issus de l’immigration. Le rugby a intégré tardivement des joueurs d’origine étrangère en équipe de France. C’est la même chose avec les présidents (du Top 14). Je suis français, mais le seul né à l’étranger". Comment réagiront ceux qui s'opposent au Montpelliérain dans cette affaire à l'énoncé de ces arguments ?

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