Publié par Sylvain Labbe le 18 septembre 2012 à 19h10

Attoub: "Il suffit d'un déclic"

Top 14

Pour Attoub, le statut d'international ne suffit pas à vous rendre exemplaire. A bon entendeur...

Attoub: "Il suffit d'un déclic"

Jamais depuis la création du Top 14 (2005-2006) le Stade Français n'avait compté si peu de points (6) après cinq journées. Le club parisien, seulement douzième du classement avant la réception de l'Usap samedi, à Charléty, refuse pourtant de céder à la sinistrose, à l'image du pilier international David Attoub, persuadé que l'équipe est dans le vrai, malgré le manque de résultats.

David, comme il y a un an, le Stade Français rate une fois encore son début de saison. On serait tenté de dire : "Aux mêmes causes, les mêmes effets..."
Pas du tout, je ne crois pas. On voit dans cette équipe du Stade Français beaucoup de choses positives. Il n'y a pour l'instant pas les résultats parce qu'il existe un certain manque de confiance et de concrétisation de nos intentions. Mais je crois qu'on essaie de produire des choses et qu'on est au contraire sur la bonne voie. On a su rétablir des choses, notamment notre défense qui était défaillante la saison dernière. Ça se met en place petit à petit. L'exemple le plus marquant, c'est Biarritz qui, la saison dernière, jusqu'à la douzième ou treizième journée, pointait à la treizième ou quatorzième place, et qui finalement a su finir septième et sauvé sa saison avec la victoire dans le Challenge Européen. Je ne dis pas qu'il faut qu'on ait les mêmes objectifs que le BO, mais avec le travail qu'on fournit, ça va sourire dans pas longtemps, j'espère.

Comment expliquer que le Stade ne parvienne pas à rééditer un match référence qui existe et que vous aviez su signer en présaison en vous imposant face aux Pumas durant ce stage en Argentine (25-21) ?
Les matches amicaux ne sont pas les matches du Top 14, où l'on subit une forme de pression négative, qui s'est installée depuis trois rencontres. Parce que la presse, les gens extérieurs au club nous imposent une pression particulière sur nos matches à l'extérieur pour essayer de voir si on arrive à s'affirmer ou si on a toujours le même mal-être que l'année dernière. C'est un tas de choses qui nous fragilisent -ça ne le devrait pas...-, mais ça nous touche un peu. Mais il suffit d'un match déclic dans ce championnat pour lancer cette saison du Stade Français.

"On vit bien, c'est vrai, mais de bien vivre ensemble ne fait rien"

Même si c'est le lot d'un club comme le Stade Français avec son passé, vous avez le sentiment que plus que jamais votre équipe est attendue au tournant ?
Le passé du Stade Français fait qu'on lui demande un petit peu plus, c'est certain. Maintenant, il faut qu'on construise notre propre histoire. C'est un nouveau passage au sein de ce club, on est sur la bonne voie, il ne faut pas laisser le doute s'installer ; évidemment, c'est plus facile quand les résultats sont là, mais il ne faut pas se mettre la tête à l'envers, on a joué que cinq journées. Il faut essayer de se lâcher et signer ce fameux match référence.

L'Usap qui débarque samedi, à Charléty, vous a montré l'exemple avec ce déclic face aux champions de France toulousains, étrillés à Barcelone (34-20)...
Exactement. Perpignan est exemplaire de ce point de vue-là, au regard de la correction infligée à Toulouse ; on leur devait déjà du respect par rapport à cette équipe qui, comme toutes les années, est très costaude. On leur en devra encore plus samedi parce qu'ils viennent de battre le champion de France, parce qu'ils ont montré un autre visage et que leur jeu se mettait aussi en place. A nous de mettre en oeuvre le maximum pour rivaliser avec Perpignan.

L'expression revient en boucle dans la bouche de vos entraîneurs ou de vos coéquipiers : ce groupe vit bien. Et après ?
Il y a un bon groupe. On vit bien, c'est vrai, mais de bien vivre ensemble ne fait rien. La priorité des choses, c'est le résultat sportif ; il faut qu'on se regarde tous, qu'on sache se remettre en question, qu'on essaye de faire des choses simples, construire notre match et arrêter de commettre des fautes bêtes qui nous coûtent trop de points.

Si l'on vous dit que le Stade Français a aussi besoin de ses leaders au top de leur forme et de leur expression...
Evidemment. Mais ce n'est pas le statut d'international qui suffit à vous rendre exemplaire. Tout joueur de rugby aime quand ça gagne, on prend alors plaisir à se retrouver et à partager ces moments tous ensemble. Quand ça perd, c'est un peu horrible... Donc forcément, on se doit d'être tous exemplaires et ce, dès samedi, face à Perpignan.

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