Publié par Sylvain Labbe le 6 juillet 2017 à 14h50

Avec Cotter, Montpellier reparle de culture de jeu

Top 14

Vern Cotter sous ses nouvelles couleurs montpélliéraines, après ses 8 saisons clermontoises (2006-2014) et son intermède à la tête de la sélection écossaise (2014-2017).

Avec Cotter, Montpellier reparle de culture de jeu

Après les années de plomb de l’ère Jake White, les premiers pas de Vern Cotter en tant que manager du MHR laisse déjà envisager un dégel des mentalités et du jeu pour le club héraultais.

"Il fait un peu plus chaud qu'en Écosse !" On a retrouvé l’humour pince-sans-rire de Vern Cotter (55 ans) de retour en France trois ans après son départ de Clermont. Des Highlands à l’Hérault, l’ancien sélectionneur du XV du Chardon et nouveau manager de Montpellier renoue avec un Top 14 qu’il reconnaît lui-même avoir perdu de vue depuis trois ans…

Seule certitude exposée dans les colonnes du Midi Libre à l’heure de la reprise et des premiers entraînements avec sa nouvelle équipe: "C'est de plus en plus dur chaque année pour plein de raisons. On anticipe une saison compliquée, prévient le technicien néo-zélandais, mais on espère être en haut de tableau et jouer les phases finales en fin de saison. Mais il n'y a pas de garantie. Tout ce qu'on peut faire, c'est travailler tous les jours pour devenir meilleurs, avoir une analyse honnête et construire quelque chose. On a envie de rattraper les équipes qui sont devant nous, en travaillant, en étant précis sur ce que l'on fait."

Marqué par Clermont

Achevée sur l’épisode lamentable du licenciement de six joueurs sous contrat, l’ère Jake White, si elle a rapporté au MHR un premier titre européen (Challenge Cup 2016), a aussi profondément dégradé l’image du club, réduit parfois de manière injuste à un assemblage de mercenaires, en grande majorité sud-africains, concocté par le coach d’alors avec une préférence nationale, qui a fissuré la cohésion du vestiaire.

A peine intronisé et déjà le discours de Cotter tranche avec la méthode frontale de son prédécesseur: "Il y aura une identité liée au jeu que l'on veut pratiquer, mais aussi tout ce qu'on fait en dehors du terrain, souligne-t-il. Ce qu'on fait en dehors aura une influence sur le terrain. C'est lié. On va développer ça ensemble. Il y a des leaders, des joueurs de qualité. Il y a du caractère dans ce groupe. Le rugby démarre toujours avec du caractère. On va trouver des choses importantes pour nous, qui sont liées à cette région, la ville, les gens qui vivent ici, que ce soit la mer, la montagne, la Camargue... Il y a plein de choses auxquelles on peut s'identifier." Retisser le lien entre l’équipe et son environnement, une nécessité pour Cotter qui, par son expérience clermontoise, sait de quoi il retourne… Et il appuie son propos…

"Je pense que le public a envie de s'imaginer lui-même sur le terrain en train de jouer. On aimerait avoir les gens qui ne savent pas quoi faire le samedi se disent: « Allons voir les matches de rugby, on va se faire plaisir ». Que les joueurs en prennent aussi sur le terrain. On va essayer de proposer du jeu partout sur le terrain, sur la longueur, la largeur, marquer des points. La première chose c'est gagner et après il faut prendre du plaisir en jouant. Ici, avec l'équipe qu'on a, on est capable d'être fort en conquête, sur la base du rugby, mais aussi de proposer du jeu. Il n'y a pas de garantie dans ce sport, mais on va essayer de faire des choses bien." Montpellier ne risque pas de s’en plaindre…

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