Publié par Sylvain Labbé le 8 août 2012 à 21h51

Biarritz, le plein d'espoirs

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Le BO espère que la dynamique qui l'avait porté vers son premier titre européen en fin de saison dernière aura survécu à l'intersaison. (Maxppp)

Biarritz, le plein d'espoirs

Puisqu’à en croire son historien (*), "le BO est comme un chat, il retombe toujours sur ses pattes !", alors Biarritz, revenu d’une dernière saison aussi galère, peut nourrir de légitimes ambitions pour peu que les Basques, enfin au complet, ou presque, parviennent enfin à bien rentrer dans leur saison.

LA SAISON DERNIERE
"Oublions la saison passée et travaillons surtout pour que celle-ci soit plus heureuse". Sur le site du club, le Directeur sportif Laurent Rodriguez le martèle à l’envie: il est hors de question pour le Biarritz Olympique de renouveler un début d’exercice aussi calamiteux que l’entame de la dernière saison, marquée notamment par… deux seules victoires lors de la phase aller. Celle qui aura vu les Basques lanternes rouges à mi-championnat, relégables durant douze journées et contraints de batailler pied à pied pour sauver malgré tout la place du BO (10e) au sein de l’élite lors de l’avant-dernière journée de cette saison régulière. Plus qu’ailleurs sans doute, l’absence des internationaux durant la Coupe du monde, sans oublier la prise de recul de Patrice Lagisquet au fur et à mesure de la saison, aura plombé la saison des Rouge et blanc, capables pourtant dans la dernière ligne droite de recoller les morceaux et d’accrocher, avec  neuf de leur onze derniers matches gagnés, un premier trophée européen en finale du Challenge, face à Toulon. Une victoire synonyme de qualification pour la prochaine H Cup.

LA PHRASE : "On a tous conscience, surtout après l'année dernière, que bien commencer la saison est une priorité." (Par Wenceslas LAURET, troisième ligne, sur le site du BOPB)

Si le BO devra sans doute encore se passer à la reprise de quatre de ses joueurs, tous opérés du genou à l’intersaison et en convalescence, parmi lesquels son capitaine Imanol Harinordoquy et Dimitri Yachvili, c’est tout un club qui, échaudé par les dernières saisons, mesure le caractère essentiel de cette entame de championnat à venir face à Mont-de-Marsan. A commencer par Wenceslas Lauret, l’un des hommes en forme du moment, qui a repris le chemin de l’entraînement comme il avait fini sa saison avec notamment deux nouvelles sélections avec les Bleus lors de leur tournée en Argentine. Le symbole, après la présence de Raphaël Lakafia lors de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, de cette formation biarrote que ne cesse de promouvoir le club basque. Un credo qui ne risque pas de se démentir, à l’image de ce dernier quart d’heure lors du match de préparation face à Agen (42-7) avec pas moins de huit joueurs issus du centre de formation présents sur la pelouse d’Aguiléra ce soir-là (Saint-Antoine, Haget, Audap, Marie, Roussarie, Platon, Argagnon, Bolis et Thomas). Bilan: 14-0, deux essais inscrits pour aucun concédé ! "Avec la saison que l'on a vécu l'année dernière, ils ont gagné en maturité", affirme Jack Isaac, coach des lignes arrières.

LE RECRUTEMENT
A cette formation toujours à l’honneur répond à Biarritz un recrutement toujours très ciblé, dont savent se contenter Serge Milhas et Jack Isaac, à l’image de ce dernier lorsqu’il déclare dans Sud-Ouest: "Quand on est entraîneur, on en veut toujours plus, lâche l’Australien. Mais aujourd'hui le contexte économique du club fait que l'on est content des joueurs que l'on a, on les a validés". Des renforts qui renvoient, au moins sur le papier, une autre consistance que l’an dernier, à pareille époque. Deux trois-quarts, l’ouvreur néo-zélandais Matt Berquist (Leinster) et l’ailier international gallois Aled Brew (Newport), dont Isaac estime que "ce sera une bonne surprise". Mais aussi devant les piliers Vickus Blaauw (Stormers), Ben Broster (Wasps) et Thomas Synaeghel (Dax), pour reconstruire une première orpheline de Sylvain Marconnet, mais aussi le talonneur Jean-Philippe Genevois (Toulon) et le deuxième ligne Thibault Dubarry (Brive): rien de clinquant, mais du solide assurément.

LE JOUEUR A SUIVRE
Nom: Synaeghel. Prénom: Thomas. Il va falloir apprendre à connaître ce nom et ce prénom. A 25 ans, le pilier gauche Thomas Synaeghel (1,87m, 122kg), de la famille de l'ancien footballeur international, Christian Synaeghel, va tenter cette saison de se faire une place au soleil du Biarritz Olympique, où il a débarqué cet été en provenance de l'US Dax. "Parce que le BO, ça ne se refuse pas", précise sur le site du club celui qui fit ses classes au Stade Toulousain des cadets aux Espoirs, avant de devenir professionnel sous les couleurs du SU Agen avec lequel il décrocha le titre de champion de Pro D2. Aujourd'hui, le voilà prêt à se frotter aux exigences de l'élite, lui que Philippe Saint-André avait convoqué à Marcoussis pour s'y soumettre aux tests du XV de France en mai dernier.   

L’OBJECTIF
"On s'est rendu compte que deux vainqueurs du Challenge ont gagné la H Cup en suivant, alors…" Le président Blanco se plaît tellement à rapporter ce fait statistique qu’une seule équipe seulement a su enchaîner Challenge Européen et Coupe d’Europe (2003-2004). Le BO rêve de marcher dans les traces des Wasps, mais devra pour ce faire  "ne pas renouveler les contre-performances de l'an dernier", prévient encore Laurent Rodriguez, qui se veut pour cela optimiste: "Nous disposons de tout notre effectif dès le début de la saison et avons la ferme intention de ne pas redémarrer comme l'an dernier. Nous sommes avertis et voulons nous faciliter la tâche en démarrant mieux. Au-delà le premier objectif est de rester européen et aller le plus loin en championnat".

 (*) Cité ici par Sud-Ouest, Jean-Louis Berho est à la fois le speaker et l’historien incollable sur l’histoire du Biarritz Olympique Pays Basque.

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