Publié par Sylvain Labbe le 16 septembre 2012 à 19h02

Bayonne, une triste habitude

Top 14

Jacques-Louis Potgieter, victime d'une entorse de la cheville face aux Racingmen, sera indisponible entre 2 et 3 semaines.

Bayonne, une triste habitude

Loin de produire pour l'heure les effets escomptés, la prise en mains par Christian Lanta et Christophe Deylaud d'un Aviron Bayonnais, encore défait samedi à Jean-Dauger par le Racing (18-25), ne permet pas pour l'heure au club basque d'échapper à son destin d'équipe condamnée saison après saison à lutter contre le maintien.

Cette fois, les deux nouveaux entraîneurs Christian Lanta et Christophe Deylaud ne peuvent plus nier l'évidence : Bayonne replonge en plein doute après déjà sa deuxième défaite de la saison à Jean-Dauger, concédée samedi face au Racing-Métro 92 (18-25) dans le cadre de la 5e journée du Top 14. Loin des espoirs de voir le club basque enfin revenir tutoyer les places européennes, selon le voeu exprimé à son arrivée par le nouveau duo de techniciens, l'Aviron, qui émarge aujourd'hui à la onzième place du classement, talonné à un point par le Stade Français et Agen, le premier relégable, semble bel et bien condamné une fois encore à lutter pour le maintien.

L'expérimenté Lionel Mazars, rompu bien malgré lui comme la plupart des anciens du vestiaire à cet immuable scénario, connaît la musique : "Il est plus difficile de travailler dans la défaite et de positiver son jeu que dans la victoire, relevait le trois-quarts centre, un brin désabusé. On va faire le dos rond, on va serrer les dents, dans ce domaine, on a l'habitude et une certaine expérience. A nous de faire ce qu'il faut rapidement pour vivre des jours meilleurs". En attendant, l'Aviron se fait de nouveau galère...

"On est à deux défaites à la maison, on perd des matches à notre portée, qu'il s'agisse de Clermont, Perpignan, ou ce soir (samedi) du Racing, ne pouvait que constater Lanta, relayé par le site du club, à l'issue de ce que le manager qualifiait volontiers de "grosse désillusion". "On est très déçu, on comptait énormément sur ce match, il nous semblait que les garçons étaient prêts, lâchait-il, avant de tenter immédiatement de circonscrire le feu que quelques incendiaires toujours bien intentionnés essayaient forcément déjà d'attiser, parmi lesquels certains médias accourus, prompts à évoquer la crise qui se dessine : "Ça, c'est votre dada, il faudra changer de disque parce que chaque fois qu'il y a deux matches perdus, vous parlez de crise, commentait-il dans l'émission Jour de Rugby. Soyez un peu plus sérieux les journalistes. Ça fait partie du sport, il y a des moments difficiles, mais c'est la vie des sportifs et des compétiteurs, c'est se relever, c'est trouver des solutions, c'est gagner les autres matches. Une saison est longue et c'est comme ça qu'on s'y prend, mais ce n'est pas en passant par des crises". A bon entendeur... "On le savait, cette saison va être très difficile. Gardons-nous de tirer des conclusions hâtives, une saison est longue, il y a 26 matches".

Le sursaut face à Toulouse ?

Il y a toujours du décalage entre ce que l'on travaille et ce qui se produit. Au quotidien, je vous assure qu'on travaille beaucoup.

Christian Lanta (manager de l'Aviron Bayonnais)

Sans doute, mais il y a déjà une forme d'urgence alors que s'annonce dès vendredi prochain à Jean-Dauger un champion de France toulousain avide de revanche après sa déroute barcelonaise. D'autant plus que sur le pré, ce collectif bayonnais ne rassure personne, défaillant en conquête comme à l'impact, et surtout mal inspiré tactiquement. Un constat que Benjamin Boyet, suppléant au retour des vestiaires d'un Jacques-Louis Potgieter, victime d'une entorse de la cheville, qui tiendra le buteur sud-africain écarté des terrains entre deux et trois semaines, dressait le premier dès l'issue du match au micro de Rugby+: "On fait les mauvais choix notamment sous les poteaux, regrettait l'ouvreur international. Il va falloir réagir. On a pris énormément de pénalités. Quand  on est sanctionné, c'est que l'on est fébrile. On a pourtant bien réagi en fin de première, bien tenus les vingt premières de la seconde et derrière on fait des mauvais choix, on joue mal au pied, on donne des points, on prend un jaune... Il faut avoir confiance en son partenaire et ne pas hésiter quand on joue, et cela n'est pas encore le cas". Lanta ne dit pas autre chose lorsqu'il souligne : "On a encore du mal à jouer les quinze en même temps au même moment. On sent une équipe en décalage, qui n'arrive pas à se trouver". Question de confiance...

Comme d'autres prétendants au Top 6 en difficultés, Bayonne vit donc pour l'heure en décalage : "A l'entraînement, des choses sont en marche, assure Lanta. Il y a toujours du décalage entre ce que l'on travaille et ce qui se produit. Au quotidien, je vous assure qu'on travaille beaucoup. Les recettes miracles n'existent pas. Ce groupe est à solidifier, mentalement, stratégiquement, techniquement. C'est une équipe en manque total de confiance. Quand on connait le rugby il y a des erreurs individuelles qui sont significatives de cette fébrilité. Tout cela, on va essayer de le gommer et d'avancer". Le plus tôt sera le mieux.

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