Publié par Matthieu Abadie le 30 septembre 2012 à 19h00

Bayonne y a mis du coeur

Top 14

Benjamin Boyet a inscrit la pénalité de la victoire face à Biarritz.

Bayonne y a mis du coeur

Bayonne a remporté dimanche (16-15) le derby basque face à son rival Biarritz. En clôture de la 7e journée du Top 14, les deux équipes se sont rendu coup pour coup, la pénalité de la gagne étant inscrite après la sirène par Benjamin Boyet. Bayonne sort ainsi de la zone de relégation, et s'offre peut-être un avenir moins étouffant.

"Si déclic il doit y avoir, alors gagner le derby à Biarritz, c'est un beau déclic." Nul doute que les supporters bayonnais n'aspirent qu'à partager les espoirs de Benjamin Boyet, interrogé devant les caméras de Canal + peu après le coup de sifflet final. L'ouvreur bayonnais vient de donner la victoire à l'Aviron, d'une pénalité obtenue par ses avants sur un maul écroulé. Les avants, principaux acteurs d'un derby qui aura tenu toutes ses promesses, sur le plan de l'intensité du moins.

Le jeu, lui, n'aura été mis à l'honneur qu'une seule fois, à l'occasion du seul essai de la rencontre, signé Thibault Lacroix à la 12e minute, à la conclusion sur l'aile gauche d'un joli mouvement. Deux minutes plus tard, Cédric Garcia passe une pénalité pleine de réussite, voyant le ballon rebondir sur la barre transversale avant de retomber du bon côté ! Bayonne mène alors 10-3, et aurait tort de ne pas voir un signe positif dans ce coup de pied.

Ayant attaqué ce derby en position de grand favori, Biarritz ne parvient pas à franchir le rideau défensif bayonnais, impressionnant de solidarité et d'efficacité. Le BO possède l'ogive 75% du temps dans ce premier acte, mais regagne les vestiaires avec quatre points de retard, grâce à une pénalité de Jean-Pascal Barraque (37e), après deux échecs peu habituels pour l'ouvreur biarrot.

Dix dernières minutes folles

La seconde période se résume à un affrontement de tous les instants, la défense bayonnaise repoussant tant et plus les assauts adverses, à l'image de cette occasion d'essai biarrote à la 68e minute. Peu à peu, les fautes bayonnaises permettent pourtant aux buteurs biarrots de capitaliser. Barraque d'abord (50e), Julien Peyrelongue ensuite, prenant le relais à la botte, qui permet au BO de passer devant à la 71e minute (12-10). Le début de dix dernières minutes de folie.

Bayonne reprend d'abord l'avantage sur une pénalité de Boyet consécutive à une belle poussée de ses avants (12-13, 75e). L'espoir change à nouveau de camp une minute plus tard, Peyrelongue réglant la mire pour offrir la victoire aux Rouge et Blanc... Jusqu'à ce maul biarrot, qui prend forme après la sirène, écroulé face aux poteaux à quarante mètres... La suite appartient à Benjamin Boyet.

On fait un bon début de saison, mais là ça s'inverse

Damien Traille

"En voyant la débauche d'énergie de mes coéquipiers, je me suis dit que je devais réagir. Cette victoire est importante pour la tête, on va reprendre tout ça au calme même si on est que 11 ou 12e." Un classement en trompe-l'oeil, semble-t-il. Clermont, Stade Français, Castres, Perpignan, Racing-Métro, et finalement Toulouse : la liste des équipes qu'a rencontrées l'Aviron depuis le début de saison est impressionnante, et laisse augurer de lendemains plus chantants, surtout avec l'état d'esprit affiché par les protégés de Christophe Deylaud.

 Biarritz, pour sa part, pourra légitimement nourrir des regrets. Défait d'un point à Colombes par le Racing la semaine passée (12-13), le BO s'incline à nouveau d'une petite longueur. "On fait un bon début de saison, mais là ça s'inverse..., constatait Damien Traille au micro de Canal +. Maintenant l'ogre toulonnais arrive, il faut se remettre la tête à l'endroit et travailler." Quitte sans doute à moins dominer son sujet, pour prendre plus qu'un point de bonus défensif.

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