Publié par Sylvain Labbe le 9 octobre 2012 à 18h30

Bye bye Castres...

Top 14

Pour Travers et Labit, le besoin de "se mettre en danger" était le plus fort.

Bye bye Castres...

Sans grande surprise, Laurent Labit et Laurent Travers ont confirmé ce mardi, à l'issue de l'entraînement, une décision attendue : les deux entraîneurs du Castres Olympique quitteront le club tarnais en juin prochain. Le Racing-Métro 92 est a priori prêt à accueillir les deux techniciens à bras ouverts.

Rarement le paisible centre d'entraînement du Levezou aura suscité une telle effervescence et attiré ces fameux médias si peu enclins d'ordinaire à tourner leurs projecteurs sur l'actualité du club de la sous-préfecture tarnaise. La conférence de presse, fixée ce mardi après-midi, sur les coups de 17h30, à l'issue de l'entraînement du groupe castrais, avait officiellement pour thème l'ouverture de la Coupe d'Europe vendredi, en Ulster. Un sujet forcément escamoté.

Car c'est désormais officiel: Laurent Labit et Laurent Travers n'iront pas au-delà de leur contrat, qui arrive à échéance en juin prochaine dans le Tarn et ne seront donc plus les entraîneurs du Castres Olympique la saison prochaine. Au club depuis 2009, les deux entraîneurs ont annoncé la nouvelle à leurs joueurs lors de la séance du jour.

Castres perd gros

On avait plusieurs possibilités et il y en a une qui nous a vraiment attirés.

Laurent Travers (entraîneur des avants du Castres Olympique)

Une primeur à laquelle l'un et l'autre tenaient plus que tout, même si c'est à Pierre-Fabre, le président des laboratoires du même nom et actionnaire majoritaire du CO, qu'ils auront réservé le fruit d'une réflexion entamée il y a maintenant plusieurs mois, convaincus que l'heure était venu de tourner la page. Entre le sentiment probable que l'usure de leur discours était proche et l'évidence d'un club incapable de transcender son image et sa réalité de club d'une ville moyenne. Rédhibitoire, même si Travers prétendait lundi sur nos pages qu'il existait encore "une place pour l'affectif". Parce que ce besoin "de se mettre en danger", évoqué ces dernières heures par Labit était surtout le plus fort.

"Cela faisait 4 ans que l'on fonctionnait avec le Castres Olympique. On a passé trois années magnifiques et j'espère que la quatrième sera encore plus belle, souligne Laurent Travers sur Infosport. On s'est posé la question de savoir si le discours s'usait notamment. On a finalement décidé de prendre un nouveau départ, un nouveau défi, on a pris cette option-là de prendre une nouvelle voie. (...) On avait la possibilité de l'annoncer fin avril, mais pour le bien du club, il était important de faire ça à ce moment-là. Pour que le club de Castres puisse préparer l'avenir. On est dans un monde pro. Parmi les joueurs, il y a des joueurs qui ne resteront pas. D'une année sur l'autre, des entraîneurs arrivent et partent, c'est pareil pour les joueurs. C'était important qu'ils préparent leur avenir, que le club anticipe. (...) C'est une décision que l'on a mûri bien sûr. Quand on prend une décision comme celle-ci, on a pris le temps de se poser. On avait plusieurs possibilités et il y en a une qui nous a vraiment attirés."

Si le règlement de la Ligue nationale (LNR) les empêche pour l'heure de dévoiler leur future destination, tout porte à croire que les deux inséparables techniciens -ils collaborent et ont lié leurs destins depuis 2004- s'apprêtent à rejoindre le Racing-Métro 92. Courtisés par de nombreux clubs (Stade Français, Biarritz, Lyon...), Labit et Travers savent que le club ciel et blanc, avec son projet de grand stade et un effectif armé pour le Brennus, soit tout ce qui fait défaut aujourd'hui à Castres, où l'on s'interroge encore sur l'opportunité d'installer un écran géant dans la vétuste enceinte de Pierre-Antoine, est aujourd'hui le contexte idéal pour poursuivre leur progression.

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