Publié par Sylvain Labbé le 27 juin 2012 à 13h48

Candelon, VII épatant !

Top 14

A bientôt 32 ans, Candelon effectue ses premiers pas avec l'équipe de France à VII. (Maxppp)

Candelon, VII épatant !

A bientôt 32 ans, Julien Candelon n’a pas hésité à tourner le dos à l’Usap pour s’offrir un défi atypique. L’ailier international troque le maillot sang et or pour le bleu tricolore de l’équipe de France de rugby à VII. Avec en point de mire les JO de Rio en 2016.

Après cinq saisons sous les couleurs de l'Usap et un titre de Champion de France décroché en 2009, l'ailier Julien Candelon (31 ans, 2 sélections) a choisi de décliner l'offre de prolongation du club catalan pour relever un nouveau défi avec la signature d'un contrat de 2 ans (+ une en option) avec la Fédération Française (FFR) pour intégrer l'équipe de France à VII.

"Je suis quelqu'un qui aime prendre les gens à contre-pied, j'avais envie de partir dans une autre direction, explique-t-il dans L'Indépendant, évoquant également des contacts avec le Stade Français, Brive ou encore Carcassonne. J'ai longtemps cherché le projet qui me correspondait le plus et c'était le VII". Avec pour horizon le Mondial 2013 (en juin, à Moscou) et les JO-2016, au Brésil. Sans crainte du poids des ans. "Je suis un homme de défis, je ne regarde pas l'âge mais la caisse et la caisse marche bien. Je ne me sens pas vieux mais prêt mentalement et physiquement. Les JO sont le Graal".

Candelon : "Pas la même pression qu'en Top 14, pas d'usure mentale"

A l’entendre, le VII était fait pour lui : "J'ai toujours eu une vision du rugby dont la base était le plaisir. Cette année, je n'ai pas pris de plaisir. Je vais retrouver un jeu qui me plaît avec des espaces, de la vivacité. En parallèle, il y a un projet qui voit le jour à la Fédération avec la professionnalisation du VII. (…) Et puis, je recherchais une grosse remise en question. Arriver dans un milieu où je suis presque novice est l'occasion de me remettre en question, de repartir à zéro et de me reconstruire". Une nécessité à l’issue d’une saison galère avec l’Usap, qui a conclu un cycle chez les Sang et or.

L’appel du VII, et ses spécificités, ont fait le reste : "Le calendrier n'est pas le même qu'à XV. Il y a dix tournois dans l'année qui sont regroupés par deux. Tout est bien calibré, il n'y a pas la même pression qu'en Top 14, pas d'usure mentale. Même si le VII est éprouvant physiquement, il y a beaucoup de préparation, de récupération". Un contre-pied dans sa carrière comme dans sa vie personnelle puisque l’ancien Narbonnais va s’établir en famille en région parisienne et troquer Aimé-Giral pour le CNR de Marcoussis en guise de cadre d’entraînement. Une nouvelle vie commence. Sans regret : "J'ai réalisé le rêve d'être champion de France, j'ai joué dans un club auquel j'ai donné tout ce que je pouvais donner. Je n'oublierai jamais l'USAP, les supporters évidemment. J'ai le regret d'être parti sans avoir dit au revoir à tous ceux que j'ai apprécié et qui m'ont aidé. Mais, l'avantage dans le rugby c'est qu'on a toujours l'occasion de se revoir".

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