Publié par Benoit Conta le 9 septembre 2012 à 17h33

Labit: "On a trop subi"

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Laurent Labit reste satisfait d'avoir ramené des points de Charléty. (Maxppp)

Labit: "On a trop subi"

Si le Stade Français a arraché le match nul, samedi, en toute fin de rencontre, Laurent Labit était satisfait du résultat acquis par Castres (20-20). Venu pour chercher des points, l’entraîneur castrais regrette toutefois une fin de match gâché par une infériorité numérique, qui a permis aux Parisiens de revenir à égalité.

Laurent, quel sentiment vous anime après cette prestation ?
Beaucoup de satisfaction, car c'est un terrain qui ne nous réussissait pas trop de par le passé. On voulait voir si l'on avait franchi un palier. Aujourd'hui, c'était un objectif pour nous de venir chercher des points que l'on avait perdus à Toulouse et face à Grenoble. Notre ambition était de venir chercher quatre points, frapper un grand coup et montrer à tout le monde que le CO est bien reparti et qu'il faudra compter avec. Même si l'on est conscient qu'il y a trois grosses équipes, il y a tout un lot de prétendants, dont nous  estimons en faire partie. Alors bien sûr, la déception est là. Nous avons perdu 2 points ce soir. L'infériorité numérique nous coûte très cher. A 20-12, il y a une situation de jeu où, je pense, le Stade Français aurait dû se retrouver à 14. A ce moment-là, le match peut être fini. Malheureusement, la décision n'a pas été prise. Derrière, la seule fois où ils viennent chez nous, entre la 65e et 75e, on prend cette faute sur la touche, et, par la même occasion, 10 points. On peut même perdre. Nous avons donc beaucoup de déception sur la fin de match.

La faute à une mauvaise gestion de cette fin de rencontre ?
On a subi. Quand vous êtes chez un concurrent à la qualification qui est déjà dans un match crucial au bout de quatre journées, tu t'attends toujours à une rébellion, une révolte. Et quand vous vous retrouvez en infériorité numérique, c'est forcément le moment de mettre un coup sur l'accélérateur pour essayer de revenir. C'est ce qui s'est passé. Lorsqu'on s'est retrouvés à 14, on a trop subi. Jusqu'à la 66e, à 20-12, nous n'étions pas en danger...

Peut-on dire malgré tout que le Castres Olympique atteint aujourd'hui une forme de maturité ?
Bien sûr qu'à la maison il faut que l'on soit capables de dominer et d'imposer les choses, mais c'est surtout à l'extérieur que l'on voit si les équipes ont mûri, se sont servi de l'expérience des saisons passées. C'est ce que l'on a dit aux joueurs dans le vestiaire tout de suite après le match : nous sommes satisfaits du résultat, bien sûr, mais si l'on avait été un peu plus précis, un peu plus exigeants, nous avions la possibilité de l'emporter, et nous nous serions mis dans de très bonnes dispositions pour la suite du championnat.

Cette partie constitue une bonne base de travail en vue de la réception de Biarritz ?
Bien sûr. Nous avions apporté des modifications à l'équipe, certains joueurs vont réintégrer le groupe. C'est une émulation que l'on a voulue, avec un groupe homogène avant la réception de Biarritz, qui est invaincu. Ce sera, une fois de plus, un gros match, puisque Biarritz, avec Toulon, fait partie des équipes qui ont réussi leur début de saison. Ce sera très compliqué.

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