Publié par Sylvain Labbé le 19 mai 2012 à 03h23

Rougerie: Même pas froid !

Top 14

Aurélien Rougerie et les trois-quarts clermontois ont été les premiers à inaugurer les bains d'azote liquide à -130° ! (Maxppp)

Rougerie: Même pas froid !

En pleine préparation de leur demi-finale du Top 14, les Clermontois font l’expérience de la cryothérapie. Une cure de séances quotidiennes de trois minutes par -130° que notre membre de la DIM Team, le capitaine de l’ASM, Aurélien Rougerie, a été l’un des tout premiers à inaugurer.

A l'instar des sélections galloises ou italiennes abonnées à un tel procédé avant la dernière Coupe du monde, mais aussi comme le judoka Teddy Riner ou encore plusieurs équipes cyclistes, les joueurs clermontois font l'expérience depuis cette semaine de la cryothérapie dans le cadre de leur préparation à la demi-finale du Top 14 le 3 juin prochain.

A la différence près qu'Aurélien Rougerie et ses coéquipiers n'ont pas besoin de rejoindre la Pologne, mais bénéficient de la seule unité mobile en France, rapporte le site du club. Installé dans un petit camion spécialement aménagé, stationné dans l'enceinte de Marcel-Michelin, les Clermontois se soumettent ainsi deux fois par jour à un "bain" de froid sec produit par de l'azote liquide diffusé par un cylindre vertical de 1,80 mètre, à raison de trois minutes à -130°. Plusieurs Clermontois avouent "préférer ce système à celui du bain froid où le choc thermique est encore plus violent…" Le spectacle des joueurs s’immergeant à reculons dans les fameuses poubelles remplies de glace, à l’évidence, est révolu.

Rougerie: "Une sensation de froid progressive"

"Durant trois minutes, la sensation de froid est progressive, décrit Aurélien Rougerie et c’est vrai que l’on est content de sortir au bout de trois minutes, mais c’est loin d’être insupportable". Une nouvelle expérience, dont Sébastien Bourdin, le préparateur physique des Clermontois, analyse, toujours sur le site de l’ASM, les vertus: "Cette technique est assez originale et innovante dans le monde du rugby. Nous ne partons bien évidemment pas dans l’inconnu puisque certaines sélections  internationales l’ont essayée, mais cela reste une application assez exceptionnelle dans le cadre d’une équipe de Top 14", se réjouit-il, avant de décrire "un protocole bien précis qui aura plusieurs objectifs" au cours de cette période privilégiée de deux prochaines semaines, qui séparent le groupe de son rendez-vous en demi-finale.

"Dans les premiers jours, le travail sera principalement consacré à la régénération où ce dispositif va nous aider grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, son travail sur la réparation des tissus éventuellement lésés par les chocs du match contre Brive (57-14, 26e journée) et aussi sur l’élimination accélérée des toxines, qui s’accumulent après un effort physique intense comme peut l’être un match de rugby. La deuxième semaine, ce dispositif va nous aider à accélérer la récupération et nous permettre d’encaisser de fortes charges de travail physique. La plage de temps dont nous disposons d’ici à notre prochain match est appropriée à ce genre de protocole. Elle nous permet de mettre en place une véritable cure, avec un protocole solide, qui, nous en sommes persuadés, sera bénéfique pour toute la fin de saison puisque les effets de la cryothérapie persistent trois semaines après les dernières séances. Cela devrait à la fois favoriser nos blessés dans leur processus de réhabilitation et permettre aux autres joueurs d’aborder la dernière ligne droite à 100% de leurs possibilités". Clermont ou le souci permanent du détail.

Réagissez

L'actu rugby en bref

RSS