Publié par Sylvain Labbe le 25 septembre 2012 à 14h34

Delpoux: "Le salut est dans le jeu"

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Pour Marc Delpoux, l'Usap n'a pas à changer de credo et à adopter un jeu plus restrictif.

Delpoux: "Le salut est dans le jeu"

Une semaine après son festival barcelonais, l'Usap n'a pas su confirmer à Paris, s'inclinant (34-24) à Charléty, face au Stade Français, non sans y avoir longtemps entrevu... une victoire bonifiée. Pour Marc Delpoux, si son équipe souffre de ses limites du moment en mêlée, et notamment de l'indisponibilité de son capitaine Nicolas Mas, pas question pour autant de changer de credo et d'adopter un style plus restrictif.

Marc, votre équipe a longtemps semblé en mesure de confirmer à Paris sa grosse performance de Barcelone pour finalement quitter la capitale bredouille. Frustré ?
Ça n'est pas fête tous les dimanches. C'est rageant parce que le match était pris par le bon bout. On avait trouvé les ressources pour être devant au score et le tenir. Mais il manque trois ingrédients indispensables à l'extérieur, à savoir la conquête en mêlée, prendre les points quand il se présente et la discipline dans les temps forts de l'adversaire. Malgré cela, on est au contact à la 70e minute et ensuite, il y a deux, trois détails... Je crois qu'on a agacé l'arbitre parce qu'on a beaucoup parlé sur le dernier quart d'heure et c'est sans doute pour cela qu'on n'a pas eu la dernière pénalité, qui nous aurait donné le bonus. C'est notre faute.

Dans le processus de reconstruction de ce collectif perpignanais que vous avez entrepris où situez-vous ce match ?
Il est dans la continuité de ce qu'on veut faire, mais je ne fais que me répéter, tant qu'on n'aura pas consolidé notre mêlée, tant qu'on n'aura pas pris les points au pied, il n'y a pas une équipe qui peut prétendre gagner les matches à l'extérieur. Imaginez que James ait eu sur ce match la réussite qui avait été la sienne face à Bayonne -le Gallois a égaré 13 points en route-, on serait rentré, je crois, à la mi-temps avec vingt points d'avance. Et on aurait certainement vu une autre tournure du match. On avait la mainmise, mais on n'a pas su enfoncer le clou quand c'était nécessaire. Jusqu'à trois minutes de la fin, il y avait deux essais à zéro. Dans la construction, je ne suis pas inquiet. Là où je suis inquiet, c'est sur ce problème récurrent de notre conquête. Les résultats de Bayonne et de Toulouse ont enlevé à tout le monde l'idée qu'il nous manquait un pilier droit de métier, sur ce match (à Paris), on l'a encore vu : à chaque fois qu'on avait mêlée dans leur camp, ce n'était pas une mêlée, c'était une pénalité pour l'adversaire. Ça, ce n'est la faute à personne. On travaille bien, mais on fait avec les moyens du bord pour le moment.

Sur ce dernier match, vous produisez une fois encore plus de jeu que votre adversaire. Dans ces conditions actuelles, ne faudrait-il pas à l'Usap adopter un plan de jeu plus restrictif ?
(catégorique) Non. Un plan de jeu restrictif veut dire qu'on s'appuie uniquement sur de la conquête et du jeu au pied. Le salut, il était comme la semaine dernière dans ce jeu qui nous a amené beaucoup de pénalités. Parce que c'est ce qui m'intéresse. Le jeu peut apporter des essais, il en a amené deux, mais il peut aussi apporter des pénalités ; et nos pénalités sont des pénalités offensives. Malheureusement, James ne les a pas transcrites au tableau d'affichage. Aurions-nous dû jouer autrement ? Je ne le pense pas ; maintenant, à nous d'attendre l'après Coupe d'Europe pour récupérer nos piliers.          

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