Propos recueillis par Sylvain LABBE le 19 juin 2012 à 14h26

Dusautoir: "Je suis heureux..."

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Dusautoir ou le repos du guerrier... (Maxppp)

Dusautoir: "Je suis heureux..."

S'il fait l'impasse sur la tournée des Bleus face aux Pumas, Thierry Dusautoir profite de vacances méritées... en Argentine. L'heure des bilans pour le capitaine d'un Stade Toulousain qui, malgré une saison particulière, a su conserver son titre de Champion de France. Son 5e Brennus, Servat, Toulon, les Bleus...: Dusautoir à coeur ouvert.

"Ce qu'on réalise n'est pas normal"
Premier club à conserver son titre depuis Biarritz (2005, 2006), le Stade Toulousain, lauréat de son dix-neuvième Brennus et de son quatrième titre en cinq ans, a confirmé une fois de plus son exceptionnelle constance au plus haut niveau. "On a conscience que ce qu'on réalise n'est pas normal, commente Dusautoir. Ça demande beaucoup de travail, il y a d'autres équipes de très haut niveau, et c'est encore plus vrai aujourd'hui. A chaque fois, on va se le chercher, on va se le gagner et à chaque fois, il y a un véritable mérite à gagner ces titres."

"La saison a été longue"
Débutée en juillet dernier avec la préparation des Bleus à la Coupe du monde, la saison de Thierry Dusautoir aura été interminable, mais se conclue par un titre d'autant plus mérité: "La saison a été longue, elle se termine bien, à tous points de vue ; je suis vraiment content d'être joueur de rugby et d'évoluer dans une équipe comme le Stade Toulousain parce qu'on est récompensés de beaucoup de choses et ça permet de vivre des émotions vraiment hors pair. Aujourd'hui, on termine sur un titre de champion de France, c'est très bien pour le club. Avec l'équipe de France, ça a été un peu plus compliqué, mais je suis ravi d'avoir participé à ces deux aventures parce que, ne serait-ce qu'au niveau sportif, ça m'a beaucoup appris, mais sur le plan humain également ; les choses se terminent très bien, donc c'est parfait."

"On avait une responsabilité"
Au terme d'une saison si particulière, marquée par les doublons à répétition et les absences des internationaux, ce titre possède sans doute une saveur particulière, même si "c'est difficile de comparer. Mais cette année, je crois qu'on a été quarante à jouer sous le maillot du Stade Toulousain entre les jokers médicaux et Coupe du monde. Je pense à Vernet-Basualdo, à Dels' (Delasau), à Guinazu et d'autres... Quelque part, on avait une responsabilité, celle de récompenser le travail de tous ces mecs-là. C'est leur bon départ en championnat qui a permis au Stade Toulousain de faire la course en tête pendant la majeure partie de la saison et de se qualifier directement en demi-finales. On les associe évidemment à cette victoire."

Servat: "C'était une belle sortie..."
Marquée par le départ de Yannick Bru et la retraite de William Servat, qui lui succèdera au poste d'entraîneur des avants du Stade, la finale victorieuse face à Toulon aura constitué le plus beau des cadeaux: "Je ne sais pas si c'est nous qui lui avons fait un cadeau ou si c'est lui qui nous a fait un cadeau. On sait très bien qu'avec William, notre équipe est différente. Pour tout ce qu'il est en tant que joueur et en tant que leader, comme au niveau émotionnel. C'était une belle sortie, je pense qu'un joueur ne peut pas en rêver de plus belle. C'est bien pour lui parce que c'est quelqu'un de généreux, que ce soit ses coéquipiers ou tous ses adversaires, ils auront les mêmes mots pour lui, c'est quelqu'un de très respecté et respectable."

"Mayol a été important pour nous"
Humiliée, selon les propres termes de Guy Novès, un mois plus tôt à Mayol, la mêlée toulousaine se devait une revanche qui sera éclatante en finale, sur la pelouse du Stade de France, où les avants stadistes surclasseront le paquet toulonnais. "Le terme d'humiliation était, selon moi, un peu exagéré, avoue Dusautoir. On avait vu des faiblesses dans notre conquête qui nécessitait du travail. On a accepté la défaite et on a su tirer les enseignements de ce match à Mayol pour rebondir. Parce qu'on avait vraiment été bougés devant ; on avait déjà débuté notre construction à Toulon. Depuis le quart de finale de Coupe d'Europe, on était vraiment en-deçà, mais à Mayol, malgré cette défaite de trois points (25-22), on avait dans le jeu et l'investissement réalisé quelque chose de bien. Même si en seconde période, on avait un peu craqué. Contre Montpellier déjà, la conquête avait été meilleure et on est allé crescendo jusqu'à cette finale. Ce match de Mayol a donc véritablement été important pour nous."

"Je ne les ai pas gagnés tout seul"
S'il goûte aujourd'hui un repos bien mérité, le capitaine toulousain ne s'avoue pas rassasié par ce cinquième Brennus à son palmarès personnel: "Un sixième, ce serait encore mieux. Je suis heureux de ce qui m'arrive. J'ai la chance d'évoluer dans un club performant parce que les Boucliers, que ce soit avec Biarritz ou avec Toulouse, je ne les ai pas gagnés tout seul. Mais il y a toujours cette envie d'aller en chercher d'autres et d'éprouver ce sentiment si particulier du devoir accompli."

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