Publié par Thomas Pisselet le 19 avril 2017 à 12h05

Dusautoir dit stop

Top 14

Dusautoir dit stop

À 35 ans, Thierry Dusautoir a décidé de mettre un terme à sa carrière en fin de saison. Le troisième-ligne toulousain a "de nouveaux défis à relever".

"Je vais relever de nouveaux défis." Thierry Dusautoir a annoncé mercredi qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue de la saison. Toulouse étant écarté de la course aux phases finales du Top 14, il fera donc ses adieux au monde du rugby professionnel face à son public, le 6 mai contre Bayonne, lors de la 26e journée. "C'est un moment particulier, chargé d'émotions, mais pas triste, dit-il. Il y a beaucoup de belles choses qui m'attendent pour mon après-carrière." Des projets qu’il promet de mener "avec autant d'envie et de passion que précédemment".

L’envie, à 35 ans, le troisième-ligne ne l’a plus. Il faut dire qu’il a beaucoup donné depuis ses premiers pas en juniors à Trélissac, en 1997. Le début d’un fabuleux parcours qui l’a ensuite mené à Périgueux, Bordeaux-Bègles, Colomiers, Biarritz et au Stade, donc. Un club qu’il a rejoint il y a 11 ans et n’a plus quitté. "Quand le président (René) Bouscatel et Guy Novès m'ont contacté en 2006, je n'ai pas hésité une seconde, se souvient-il. J'ai connu ici des joueurs exceptionnels et un manager incroyable, qui a été un mentor pour moi durant toutes ces années."

"Le rugby a changé ma vie"

Quintuple champion de France (2005 et 2006 avec Biarritz, puis 2008, 2011 et 2012 avec Toulouse) et vainqueur de la coupe d’Europe (2010), "Titi" va laisser l’image d’un joueur qui donne tout. Celle d’un guerrier, d’un "sécateur", comme certains l’ont surnommé. Des qualités qui lui ont valu d’être capé à 80 reprises avec le XV de France, dont il a été 56 fois le capitaine. Neuf ans en bleu, trois Coupes du monde, un Grand Chelem au Tournoi des 6 Nations et "de grands moments", apprécie-t-il aujourd’hui, reconnaissant envers un sport qui lui a tant apporté.

"Le rugby m'a permis de prendre confiance en moi et de découvrir l'importance d'un groupe. Le rugby a complètement changé ma vie, explique-t-il, lui qui se décrivait comme un "adolescent assez timide" avant de découvrir l’ovalie. Je souhaite aujourd'hui remercier un grand nombre de personnes, souvent anonymes." Et avant que les supporters toulousains lui rendent un bel hommage, face à l’Aviron, c’est René Bouscatel qui s’en charge: "Il y a des grands et des très grands. Permets-moi simplement de te dire que tu es un très grand." Un colosse, même.

videoDailymotion("x5iupre", "100%", "275px");

Réagissez

L'actu rugby en bref

RSS