Publié par Sylvain Labbe le 1 novembre 2012 à 18h05

En classe internationale

Top 14

¨Fickou et McAlister signent à eux deux 22 des 32 points de la victoire toulousaine.

En classe internationale

Frustrés par leur défaite du Stade de France, les Toulousains ont confirmé que le Stade ne concédait jamais deux revers de rang en imposant ce jeudi, à Ernest-Wallon, leur loi (32-13) au Racing-Métro 92. Un succès qui doit autant à la maestria d'un Luke McAlister, auteur de 17 points, qu'au talent pur du jeune Gaël Fickou en forme internationale, tout comme Vincent Clerc, à la veille du rassemblement des Bleus à Marcoussis.  

On imagine aisément le soulagement de Philippe Saint-André confortablement installé devant son écran de télévision en ce jeudi férié au cours duquel, a priori, aucune mauvaise nouvelle n'est venue aggraver le bilan de santé déjà lourd au sein de sa pré-liste de sélectionnés pour le stage de l'équipe de France, dont le coup d'envoi sera donné ce vendredi matin, à Marcoussis. De Toulouse, plus gros fournisseur des Bleus avec Clermont (7 sélectionnés), malgré les défections de Dusautoir et Tolofua (voir par ailleurs), PSA guettait, forcément un brin fébrile, les sorties de ce contingent rouge et noir (Maestri, Nyanga, Picamoles, Huget, Fickou, Fritz et Clerc), tous titulaires au coup d'envoi.

L'image renvoyée a de quoi non seulement soulager le sélectionneur tricolore, mais aussi de quoi le ravir car les Bleus de Toulouse ont affiché une forme internationale du trio d'avants au quatuor des lignes arrières, parmi lesquels Vincent Clerc, confortant son statut de meilleur marqueur d'essais du Top 14, quand le petit Fickou n'en finit plus de se montrer en grand, mais alors très, très grand à chacune de ses sorties. Au point qu'on a de quoi être pressé de voir la nouvelle petite merveille se frotter aux Wallabies le week-end prochain... Ancien All Black, Luke McAlister ne portera jamais le maillot bleu. C'est bien dommage tant l'ouvreur néo-zélandais a encore éclaboussé la rencontre de tout son talent pour enfoncer des Racingmen loin, très loin de la résistance qu'ils avaient su opposer aux Toulousains dans la Ville Rose il y a un an 41-36). Des Ciel et Blanc qui concèdent là un quatrième revers de rang.          

McAlister et Fickou, quel talent !

La statistique implacable, qui veut qu'un Stade Toulousain battu n'enchaîne jamais un second revers de rang, est cultivée dès l'entame de match par des champions de France rigoureux et dominateurs dans tous les secteurs de jeu, ou presque, pour mettre sous l'éteignoir leurs adversaires. Et c'est un miracle que de voir ce Racing à ce point malmené et privé de ballons réussir à prendre le score à l'issue d'un premier quart d'heure à sens unique sur la première incursion francilienne dans la moitié de terrain adverse que bonifie Julien Saubade et que conclut en force le deuxième ligne sud-africain François Van der Merwe (3-7, 18e). Un avantage sur ce qui n'est jamais que le... septième essai ciel et blanc de la saison et un manque de réalisme rouge et noir, qui doit surtout au déchet initial, une fois n'est pas coutume, de Luke McAlister, en échec sur ses deux premières tentatives de pénalité, dont la seconde décochée depuis la ligne médiane vient s'écraser sur le poteau (3e, 9e).

Le Néo-Zélandais ne tarde pas se faire pardonner. A Trévise, l'ouvreur kiwi avait offert l'essai à Vincent Clerc d'un petit par-dessus la défense ; cette fois, son inspiration est toute personnelle pour aller inscrire sous les perches le premier essai stadiste (10-7, 22e). La machine toulousaine est lancée. Et cette action en première main sur touche fait mouche lorsque Louis Picamoles fixe trois avants à lui tout seul, Yannick Nyanga produit une accélération d'enfer et sert en bout de ligne Yoann Huget. Pour le premier essai de la seconde carrière toulousaine de l'ancien Bayonnais, le deuxième seulement en rouge et noir après une première réalisation signée en 2008 face à... l'Aviron : l'international tricolore n'était alors qu'un minot (15-7, 24e). Toulouse se met en jambes, mais une pénalité de Gaëtan Germain laisse un Racing plus réaliste que jamais au contact à la pause (15-10).   

La mainmise toulousaine, difficilement contestable, se confirme dès la reprise avec ce nouveau coup de pied gagnant de McAlister (18-10, 45e). Mais plus encore par la confirmation que le jeune Gaël Fickou est bien en forme internationale à la veille du rassemblement des Bleus à Marcoussis, à l'image du coup de rein du jeune trois-quarts centre qui déposé à lui tout seul ou presque la défense du Racing pour s'en aller inscrire son troisième essai en rouge et noir (25-10, 49e). Quelle classe !

Le bonus offensif chauffe d'autant plus pour les joueurs de Novès que le Racing est réduit à quatorze après l'exclusion de Jacques Cronje (63e). C'est pourtant à quinze contre quinze que Vincent Clerc, encore servi par l'inévitable McAlister, auteur d'un raffut superbe sur Olly Barkley, avant de servir son ailier, s'en va maintenir sa moyenne actuelle d'un essai par match pour porter son total en championnat à six unités et offrir la victoire à cinq points attendue par le Stade (30-13, 73e).    

Réagissez

Les blogs des joueurs

  • "Le plus grand danger..."

    Le plus grand danger, qui nous guette, c’est de ne plus avoir la niaque, cette agressivité,  cette envie et...

  • "Plutôt positif"

    Des nouvelles de Fulgences Ouedraogo, après trois journées de Top 14. 

  • "Le travail va payer"

    C’est vrai que le début de saison est un peu mitigé, mais il y a des choses positives, qui prouvent qu’on a cette...