Publié par Sylvain Labbe le 14 avril 2017 à 14h15

Goze aurait menti: le Racing n’a jamais menacé de faire grève

Top 14

Henry Chavancy a réalisé ses rêves de décrocher le Brennus et de jouer sous le maillot du XV de France, tout en restant fidèle à son club de coeur.

Goze aurait menti: le Racing n’a jamais menacé de faire grève

En contradiction avec le président de la LNR, Paul Goze, qui justifiait le report du match Montpellier-Racing 92 par la menace des joueurs franciliens de ne pas jouer, Henry Chavancy, l’emblématique trois-quarts centre ciel et blanc, soutient dans le Midol qu’il n’a jamais été question de faire grève.

C’est la fausse note qui vient conclure une semaine jusqu’à présent très positive pour Paul Goze. Le président de la Ligue nationale de rugby (LNR), que l’on avait annoncé un peu trop vite en danger, contesté en interne et même, selon certains, sur le départ, a repris la main de manière assez spectaculaire à travers un plébiscite des présidents du Top 14 et de Pro D2, quasi unanimes pour lui réaffirmer leur confiance. Puis grâce à la validation par le Conseil d’Etat du report des matches Montpellier-Racing 92 et Castres-Stade Français, comptant pour la 21e journée du Top 14 ; une décision aux allures de camouflet pour Bernard Laporte et la Fédération Française de rugby (FFR), qui n’avaient pas hésité à remettre en question ces reports.

Goze soutenu par les présidents de clubs à 27 contre 1 https://t.co/wskmzxkjzHpic.twitter.com/FawdR35GLb

— Europe1 Sports (@sports_fr) 11 avril 2017

Oui, mais voilà, c’est dans les pages du Midi Olympique que ce vendredi la voix discordante du néo-international Henry Chavancy (28 ans, 1 sélection) vient écorner cette image restaurée. Le trois-quarts centre emblématique du club francilien, dont la probité est reconnue de tous, dément ainsi formellement l’affirmation du président Goze selon laquelle lui et ses coéquipiers avaient, en plein psychodrame lié à la fusion, finalement avortée, avec le Stade Français menacé de se mettre en grève. "Vous ne le savez pas, mais les joueurs du Racing ne voulaient pas jouer. « Si vous ne reportez pas le match, nous nous mettrons en grève ». Il m’a donc paru plus sage de reporter les deux matches", avait soutenu début avril sur RMC Sport le président Goze. Pour justifier de son empressement à entériner le report. Sans même prendre le temps de la concertation avec son comité directeur. Au grand dam d’un Mohed Altrad qui depuis crie à l’injustice pour son club de Montpellier. Ni sans éviter non plus les soupçons de collusion avec Jacky Lorenzetti, le patron du Racing 92, pour le compte duquel il dirigea une agence immobilière FONCIA, l’ancien groupe dont… Lorenzetti était jusqu’en 2007 le patron.   

Or, sur ce point très précis, Chavancy est formel: le principe d’une grève n’a jamais été envisagé par le vestiaire du club champion de France en titre. "À aucun moment. Nous étions prêts à affronter Montpellier dans l’Hérault et la Ligue en a décidé autrement", assure-t-il. On ne peut être plus clair. Et c’est une bonne part de la crédibilité de Paul Goze qui, dans cette période troublée, est remise en cause en interne comme vis-à-vis de ses interlocuteurs et plus largement de l’ensemble du rugby français, lassé par tant de faux-semblant. Dont le président de la LNR n’a certainement pas l’exclusivité. 

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