Publié par Matthieu ABADIE le 24 août 2012 à 22h44

L'UBB avec ses armes

Top 14

Hook pris dans la nasse bordelaise, et c'est l'UBB qui s'impose (Maxppp).

L'UBB avec ses armes

Le Stade Chaban-Delmas a une nouvelle fois porté chance à Bordeaux-Bègles. Vendredi soir, en ouverture de la 2e journée du Top 14, l'UBB s'est imposée (26-22) face à Perpignan, qui connaît ainsi sa deuxième défaite de rang, au terme d'une rencontre globalement décevante.

"Félicitations au public bordelais, c'est l'esprit rugby." Quelques instants après le coup de sifflet final, Nicolas Mas apparaît plein de rancoeur devant les caméras de Canal + Sport. Le capitaine perpignanais souligne, à sa manière, l'ambiance chaude développée par le public du stade Chaban-Delmas, pourtant plutôt timoré à l'accoutumée lorsqu'il s'agit de supporter les Girondins de Bordeaux du ballon rond.

Pourtant, Mas aurait tort de s'arrêter uniquement sur le manque de fair-play du public local pour justifier la défaite des siens. Jamais, vendredi soir, Perpignan n'aura ressemblé à cette équipe conquérante sacrée championne de France il y a seulement trois ans de cela. Indiscipline au sol (bien aidés en cela par l'arbitrage de M. Cardona un brin tatillon), maladresse sans nom lorsqu'ils ont tenté de développer du jeu, les Catalans sont passés à côté, tout simplement.

Et pourtant, ils auront eu la possibilité de remporter ce match. A deux minutes du terme, menés de quatre points seulement, les hommes de Marc Delpoux bénéficient d'un lancer en touche à cinq mètres de l'en-but, finalement conclu par un en-avant. La victoire s'échappe, alors que la sirène retentit, libérant tout un stade.

Ibanez: "Le bon frisson de la victoire"

C'est bien là le paradoxe de cette soirée bordelaise : même en ayant été dominé la majorité du temps, Perpignan aurait pu remporter ce match. Un sort que n'aurait certainement pas mérité Bordeaux-Bègles, tant l'UBB aura mis les ingrédients nécessaires à un succès dans cette partie. Pas d'inspiration géniale, pas d'immense envolée technique, non, mais une implication de tous les instants sur les phases défensives, poussant l'adversaire à la faute. Camille Lopez inscrit sept pénalités au cours des 80 minutes, portant son équipe vers une victoire somme toute méritée. Le fait est que Bordeaux-Bègles aura mieux négocié les moments clé de ce match tendu, à l'image de ces dix premières minutes de la seconde période, disputées à 13 contre 15 par les protégés de Raphaël Ibanez, mais gérées sans encaisser de points.

Au contraire, de nouveau à 15 contre 15, Mailei inscrit le premier essai de la rencontre, bien servi par une passe croisée d'Adams au ras du regroupement (51e, 20-15). La réponse perpignanaise sera collective, bénéficiant d'un essai de pénalité rapidement accordé par M. Cardona (26-22). Le score ne changera plus, pour le plus grand bonheur d'un Raphaël Ibanez qui s'est vite glissé dans la peau de dirigeant : "Le match en lui-même nous a donné quelques frissons, mais le bon frisson de la victoire. Le mérite revient aux joueurs, ils se sont mobilisés avec générosité et intelligence. Cela ressemblait à du rugby." Face à ce Perpignan-là, en tout cas, ça a suffi.

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