Publié par Laurent Duyck le 1 octobre 2012 à 17h15

La 7e journée au banc d’essai

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Benjamin Boyet n'a pas tremblé pour offrir la victoire à l'Aviron. (Maxppp)

La 7e journée au banc d’essai

Une seule victoire à l'extérieur à signaler ce week-end et elle est l'oeuvre de l'Aviron Bayonnais qui, en s'imposant chez le voisin biarrot (16-15), s'est offert un grand bol d'air après un début de saison pénible. Si le Stade Montois, qui n'a pas réussi à piéger l'Usap, attendra avant de signer sa première victoire, Toulon est tombé pour la première fois, victime notamment de McAlister à Toulouse et rejoint au classement par Clermont toujours invincible à domicile. 

DANS LE VESTIAIRE DE : Bayonne
"Je ne suis pas sûr que Biarritz mérite plus de perdre que Bayonne de gagner." Voilà pour la conclusion, forcément amère, de Serge Blanco, le président du BO, qui, après avoir renoncé à délocaliser ce derby à Anoeta faute d'engouement autour de cette affiche, avait bien du mal à avaler cette deuxième pilule sous forme de défaite à Aguiléra (15-16). Ce dernier a-t-il oublié que son BO avait la saison dernière gagné ce match sans l'avoir dominé ? La roue tourne et les Bayonnais sont les premiers à s'en réjouir après un début de saison ô combien pénible, marqué, déjà, par trois défaites à domicile et les sanctions prononcées à l'encontre de Mike Phillips et Cédric Heymans en fin de semaine dernière.

La mise sur la touche de ces deux joueurs, pour des raisons bien différentes, a-t-il aidé le groupe à se souder dans la difficulté ? Christian Lanta, le co-entraîneur de l'Aviron, remonte à la journée précédente. "Prendre une correction face à Toulouse, nous a obligés à aller loin, a-t-il expliqué, rapporte Sud Ouest. Au niveau des résultats, on était en panne sèche mais de l'intérieur, on sentait que c'était différent. On a plié, on s'est arc-bouté, on a fait le dos rond mais on a fait preuve d'un état d'esprit remarquable." Une envie de se dépasser, pour soi comme pour le copain, qui faisait défaut jusqu'alors. "Durant la semaine, on s'est retrouvé individuellement pour au final aboutir à une belle prestation collective. On a tous poussé dans le même sens, défendu comme des morts de faim", notait Benjamin Boyet, l'homme du match, dont la pénalité de la gagne à la dernière minute n'était que la conclusion du travail de toute une équipe, symbolisée par ces 230 plaquages.

A défaut d'être encore en mesure de mettre en place le jeu voulu par Christian Lanta et Christophe Deylaud, le duo d'entraîneurs ambitieux venu d'Agen, l'Aviron a peut-être gagné une base de travail. "C'est une rencontre sur laquelle on pourra construire seulement si on la gagne, anticipait déjà Mark Chrisholm, le capitaine de l'équipe bayonnaise. Ça peut être un signe pour nous. La performance qui nous permettrait de gagner ce match serait une grande performance. Si on sait que l'on peut le faire, il n'y aura plus de raisons qu'on ne puisse plus le faire semaine après semaine." Voilà l'Aviron dans l'obligation de confirmer. "Cette victoire à Biarritz n'aura de sens que si nous battons Agen samedi à Jean-Dauger", concluait Boyet. Rendez-vous donc le week-end prochain.

LE JOUEUR : Luke McAlister (Toulouse)
Tout le monde guettait le retour de l'enfant prodigue, opposé pour la première fois de sa carrière au Stade Toulousain. La pluie a refroidi Frédéric Michalak, peu en vue (si ce n'est sur ses tentatives de pénalité) derrière un pack toulonnais en difficulté. Pas Luke McAlister qui a remplacé l'ouvreur tricolore sur le terrain comme dans les coeurs toulousains. Eclipsé dans la semaine par l'ancien chouchou d'Ernest-Wallon, le Néo-Zélandais a capté la lumière samedi sur la pelouse du Stadium. Auteur de 27 points au pied, le n°10 du Stade Toulousain s'est aussi distingué d'un superbe essai au terme d'une percée plein axe qui a laissé trois Toulonnais, dont Michalak, sur les fesses. "Comme souvent, il a fait un très gros match, marqué un magnifique essai et inscrit pratiquement tous ses points au pied, ne pouvait qu'apprécier Thierry Dusautoir, le capitaine toulousain. Tant qu'il sera dans cette forme-là, ce sera l'un des atouts majeurs de notre équipe."

LA PHRASE : "Ce matin (samedi) en me levant quand j'ai vu ce qu'il pleuvait, je me suis dit : « on va tomber droit dans le piège »". De Marc Delpoux, le manager de l'Usap.
Les Perpignanais sont finalement passés entre les gouttes. Et n'ont pas offert à Mont-de-Marsan sa première victoire de la saison après six défaites de rang. Mais il fallait bien la botte de James Hook à 100% de réussite pour éviter ce dérapage anticipé (15-6). Pas de quoi s'enflammer. Mais les points pris ne sont plus à prendre. Et l'Usap a encore appris des choses sur elle-même lors de ce court succès. "On est pour jouer quand il ne fait pas ce temps-là. Mais le rugby est un sport d'hiver, d'extérieur, il faut s'adapter. On a su baisser la voilure quand on a compris que ça ne servait à rien de mettre du volume", s'est félicité Marc Delpoux, le manager de l'équipe catalane."On a été très clinquant à Barcelone (victoire contre Toulouse, ndlr), très austère contre les Montois avec beaucoup d'engagement, d'abnégation et d'humilité. Je pense malgré tout qu'on a une équipe tout terrain capable de gagner sous la pluie", a ajouté son adjoint en charge des lignes arrière, Patrick Arlettaz.

LA STAT : 47
Un record. S'ils ont vacillé comme jamais, plus encore que face au Racing-Métro 92 trois semaines plus tôt (13-12), samedi contre le Stade Français, ne s'imposant qu'à la faveur d'un drop à la dernière minute de Brock James (28-25), les Clermontois sont toujours invaincus à Marcel-Michelin depuis bientôt trois ans et une dernière défaite concédée contre Biarritz le 21 novembre 2009. Soit un total de 47 matches, toutes compétitions confondues, mieux que Bourgoin (46 victoires et un nul) à l'époque où le CSBJ faisait encore peur à Pierre-Rajon.

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