Publié par Sylvain Labbe le 20 septembre 2012 à 20h00

Lanta: "Pas de potion magique"

Top 14

Deylaud et Lanta ont déployé des trésors de psychologie pour tenter de chasser les démons dans les têtes des Bayonnais.

Lanta: "Pas de potion magique"

Mis sous pression par une deuxième défaite déjà concédée à domicile après cinq journées face au Racing, l'Aviron de Christian Lanta et Christophe Deylaud joue gros ce vendredi, à Jean-Dauger, où les Basques tenteront d'infliger une deuxième défaite de rang à des champions de France toulousains forcément revanchards après leur couac barcelonais.

C'est un authentique exploit dont a besoin Bayonne pour se sortir de l'ornière dans laquelle une fois de plus l'Aviron s'est embourbé en ce nouveau début de saison raté. Avec une seule victoire au compteur après cinq journées de Top 14, les Basques ont un besoin urgent de points pour prendre leurs distances avec la zone de relégation et entretenir l'ambition initiale de concourir pour les places européennes. Pour cela, le club du président Afflelou, de retour à Jean-Dauger six jours seulement après le nouveau faux pas commis devant son public face au Racing (18-25), doit réussir la gageure de dominer ce vendredi l'équipe qui ne perd jamais deux matches de rang : un Stade Toulousain sommé de réagir après son non match de Barcelone face à l'Usap (34-20). "La meilleure des choses, c'est de rejouer très vite, d'éviter de gamberger, positive le manager Christian Lanta sur le site du club. La venue du champion de France en titre, le contexte qui entoure cette rencontre, c'est peut-être ce qui peut nous arriver de mieux". On demande tout de même à voir...

Car cette courte semaine n'aura pas été de trop, on l'imagine aisément, pour Lanta et Christophe Deylaud, soucieux de combattre la sinistrose prête une fois encore à plomber les têtes d'un groupe, qui revoit resurgir à nouveau le spectre de la saison galère. "C'est un groupe qui est dans la dynamique de la défaite depuis des années, confirme Lanta. Ce sont aussi des compétiteurs, la preuve ils s'en sont sorti chaque saison. La remise en question fait partie de la vie de tous les compétiteurs. Même s'il est en difficulté, ce groupe est sain. Il a envie de gagner, d'avoir ce match qui peut le porter vers l'avant." Le travail est donc autant technique que psychologique pour cet Aviron qui, saison après saison, a l'impression de revivre le même cauchemar.

Savoir s'inspirer de l'Usap

Il faut être meilleur que celui qu'on a en face, c'est 15 hommes contre 15 hommes. "Nous avons justement essayé de gommer les doutes qui peuvent s'installer, décrit Lanta, qui en a vu d'autres et s'est plu cette semaine à rappeler qu'il y a de cela deux saisons, le SU Agen comptait une victoire et un nul après... onze journées. Pas question dès lors de paniquer : le manager connaît la chanson. "C'est du dialogue avec l'équipe, avec les hommes, c'est par ces choses-là que l'on avance. La potion magique n'existe pas, c'est un travail de longue haleine, dans la continuité. On savait que ce début de saison serait compliqué, qu'il fallait en même temps et rapidement gagner des matches. C'est un début de championnat très dur. On doit provoquer les choses, imposer notre jeu. On a à la fois essayé de rassurer et chasser les complexes en rappelant qu'en début de saison dernière ces mêmes joueurs avaient battu Toulouse. C'est un bon point d'ancrage". Un succès (18-13) en ouverture du championnat que les Bayonnais n'avaient toutefois pas su confirmer.

Un an plus tard et il faut de nouveau prendre la mesure d'un double champion de France en titre "piqué au vif par sa défaite à Perpignan", perçoit le flanker Guillaume Bernad, l'un des anciens du vestiaire, au club depuis 2006. C'est donc un sacré défi qui nous attend. Biarritz l'a fait, Perpignan aussi le week-end dernier. Et l'Usap n'était pas au mieux avant le coup d'envoi. Comme quoi, sur un terrain de rugby, tout est possible. (...) Il faut enlever le frein à main. Des stratégies, des tactiques ou de la technique, contre Toulouse, à notre niveau, ça ne sert à rien : il faut être meilleur que celui qu'on a en face, c'est 15 hommes contre 15 hommes." Comme son troisième ligne, Lanta voit également dans la performance de Perpignan aux dépens des Toulousains une parfaite source d'inspiration pour ses troupes : "Tout le monde a beaucoup parlé du mauvais match de Toulouse à Barcelone samedi dernier, moi, j'ai plutôt envie de parler du très bon match de Perpignan. Il faut s'en inspirer." Le sursaut bayonnais est à ce prix. Précision d'importance : Agen, malgré son handicap, s'était maintenu il y a deux saisons.    

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