Publié par Sylvain Labbe le 27 juillet 2017 à 14h45

Les vérités d’Elissalde sur l’échec toulousain

Top 14

A 39 ans, Jean-Baptiste Elissalde pourrait rebondir en intégrant le staff du XV de France ; on prête à Guy Novès, son ancien coach, l'intention de lui faire appel.

Les vérités d’Elissalde sur l’échec toulousain

Remercié à l’issue d’une dernière saison historique puisqu’elle n’a pas permis au Stade Toulousain de se qualifier en phase finale du Top 14 pour la première fois depuis 41 ans, Jean-Baptiste Elissalde livre dans L’Equipe sa version des faits. 

Digne fils de son père, Jean-Baptiste Elissalde a bien tenté de secouer le cocotier d'un Stade Toulousain qui a fini la saison dernière dans le mur en ne se qualifiant pas pour la phase finale du Top 14. Une première depuis 41 ans ! En vain, et l'entraîneur des arrières l'a payé en n'étant pas reconduit dans ses fonctions par la nouvelle direction du club de la ville rose. 

Aujourd'hui, l'ancien demi de mêlée international prend sa part dans cet échec, mais vide son sac dans un long entretien accordé à L'Equipe et pointe les 3 facteurs sur lesquels le Stade a failli: "le management, le jeu et la communication", selon lui. La crise d'autorité, dénoncée par certains joueurs, aura été évidente. Et le manque de poigne du manager Ugo Mola est confirmé, qui combiné à un manque tout aussi criant de caractère au sein de l'effectif aura précipité la perte des Rouge et Noir. "On avait de très bons écoliers. Mais cela ne suffit pas dans notre rugby" (...) "Je n'ai que trop rarement ressenti ce sentiment de révolte. Et, nous, on ne l'a pas transmis non plus à l'équipe. On a fait du ménagement pas du management, du social participatif alors qu'il fallait de l'autoritaire et du paternaliste", souligne Elissalde, lassé lui aussi par trop de mollesse. Ses tentatives pour alerter n'auront pas été entendues... Pas plus lorsqu'Elissalde plaide pour un jeu plus axial, moins attractif, mais plus en adéquation avec la réalité d'un effectif et d'"une équipe qui n'était pas taillée pour ce rugby-là". Là encore en pure perte. Et sous la pression de plus en plus forte du résultat, c'est tout un groupe qui a fini par exploser, faute de pouvoir compter sur un Guy Novès en parfait paratonnerre en cas de gros temps. "Il me semble que Fabien (Pelous, directeur sportif la saison passée) était là pour ça", tacle Elissalde.  

"La vérité n'est certainement pas bonne à entendre, je l'ai formulée de manière trop brutale, mais je ne regrette rien. Il fallait rentrer très fort dans la gueule des joueurs, remettre un peu d'autorité. J'en suis convaincu. Même eux se plaignaient de ce manque. Il n'y avait aucune crainte d'aller en vidéo, de faire tomber un ballon à l'entraînement ou de prendre une pénalité." (...) "On ne dit rien. Ou pas grand-chose. Donc, c'est une façon de fonctionner. Celle d'Ugo (Mola). Pas de souci, il l'assumera. Mais la réponse a été : « Le petit, il dérange plus qu'il n'arrange. » Et c'est pourquoi Elissalde s'en est allé.  

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