Publié par Sylvain Labbe le 5 septembre 2017 à 10h55

Michalak: "Le modèle, c’est La Rochelle"

Top 14

Frédéric Michalak, à bientôt 35 ans, fait profiter l'effectif lyonnais de sa riche expérience du plus haut niveau.

Michalak: "Le modèle, c’est La Rochelle"

Frédéric Michalak, qui vient d'entamer ce qui pourrait être la dernière saison de sa riche carrière professionnelle, évoque les ambitions du LOU, le club qui monte en Top 14 et fait carton plein après deux journées. 

Frédéric, à bientôt 35 ans – il les fêtera le 16 octobre – vous avez rempilé pour une 17e saison professionnelle. Qu’est-ce qui vous motive encore ?
On essaie de garder le cap, c’est compliqué, mais on essaie (sourire). C’est un plaisir d’être toujours là, et puis on a un peu de bouteille, donc on apporte un peu d’expérience dans ce championnat si difficile.

Votre rôle est important pour ce LOU qui, au-delà de l’objectif maintien, franchit des étapes saison après saison…
Je crois que le club a une prétention d’exister sur le long terme et de se construire en termes d’infrastructures, de formation et bien sûr sur le plan sportif. C’est un projet d’ensemble mené par tout un club. On peut dire que le modèle, c’est La Rochelle qui a su se structurer sur plusieurs années. Avec les résultats que l’on sait. Pour donc à terme arriver à maintenir ce club au plus haut niveau. Le LOU est sur le bon chemin, parce que ce club est sain, on y travaille dur et c’est surtout pour cette raison qu’il peut réussir.

C’est aussi une maturité nouvelle sur le terrain et dans le jeu sous les ordres de votre manager Pierre Mignoni. Là aussi Lyon peut viser plus haut ?
Je ne vais pas mentir… Tout dépendra des résultats. C’est toujours pareil, si tu perds deux matches à la maison, tu te mets à jouer différemment. La nouvelle formule de ce Top 14 (une seule relégation directe) peut contribuer à enlever de cette pression si forte sur les clubs, mais ça reste un championnat très exigeant. Les clubs restent sous pression, les arbitres la subissent aussi, les supporteurs mettent aussi la pression, de plus en plus, donc tout dépend de notre saison et de notre progression match après match. C’est sûr qu’on a tous des ambitions de jeu extraordinaires, mais il faut aussi avoir la lucidité de s’adapter à la réalité du moment.

Cette pression permanente, parfois malsaine dans ce Top 14, peut-elle peser sur un joueur tel que vous, à ce stade de sa carrière, et la volonté de continuer à jouer ?
Non. Tout bonnement parce que je choisis de ne pas me mettre de pression supplémentaire. J’ai avant tout envie de m’amuser, c’est une philosophie qui me fait dire que si je dois en effet jouer ma dernière saison, autant la vivre de la meilleure façon possible. Le joueur aujourd’hui garde la main par son investissement à l’entraînement et sur le terrain. Parce que, quoi qu’on dise, ça reste le premier acteur de ce jeu.

Les plus jeunes qui arrivent dans ce monde pro sont-ils mieux armés ?
Je dirais qu’ils possèdent une mentalité différente par rapport à des joueurs qui ne fréquentaient que Marcoussis (Pôle France). Parce que c’est une nouvelle génération qui travaille d’abord avec les clubs, où tous les atouts sont réunis pour les faire progresser autant sur le plan sportif que mental. La plupart mènent des études en parallèle aujourd’hui, ils sont incités à suivre des formations. On veut aussi faire des joueurs avec des têtes bien faites. Et à Lyon, il y a une belle génération de joueurs qui, je crois pouvoir le dire, va performer.  

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