Publié par Sylvain Labbe le 6 octobre 2012 à 20h35

Montpellier chante sous la pluie

Top 14

Fabien Galthié peut se réjouir: pour la première fois, le MHR ramène des points de son déplacement dans la banlieue parisienne.

Montpellier chante sous la pluie

Troisième victoire consécutive pour le Montpellier Hérault Rugby qui, en allant s'imposer (12-16) ce samedi, à Colombes, sur le terrain battu par la pluie du Racing-Métro 92, réalise la belle opération de cette 8e journée du Top 14 face à un autre prétendant aux six premières places. L'équipe de Fabien Galthié, malgré ses absences, s'affirme un peu plus dans ce championnat.

"Une équipe a mieux géré le climat et voilà... On a essayé de mettre du jeu en place, mais apparemment, il ne faut pas faire de jeu, donc on ne va mettre que des chandelles..." Toute l'amertume d'un Fabrice Estebanez, transi de froid par la pluie s'exprime au micro deRugby+à l'heure de commenter à chaud la courte défaite concédée ce samedi sur leur pelouse par le trois-quarts centre international et ses coéquipiers du Racing face à Montpellier (12-16).

Le Racing avait des intentions, mais celles-ci se seront fracassées sur la maîtrise d'un adversaire qui, comme le week-end dernier face à Castres (19-12), aura su faire le dos rond et parfaitement s'adapter à une météo calamiteuse sur la banlieue parisienne pour signer, contre le cours du jeu, un troisième succès de rang, qui permet aux joueurs de Fabien Galthié de s'installer pour de bon dans le Top 6. Quand sa victime du jour, adversaire direct au classement, confirme son sévère coup de frein une semaine après la défaite chez le promu grenoblois. Une certaine naïveté de la part des Racingmen aura tranché avec le froid réalisme d'une équipe de Montpellier qui, plutôt que de se lamenter sur ses absents, relève la tête, à l'image d'un Benoît Pauillaugue, homme du match (voir par ailleurs).   

Et le Racing s'est noyé...

Colombes noyé sous les averses au coup d'envoi, les débats s'annoncent forcément dictés par ces conditions météo difficiles. Montpellier fait le choix d'évoluer dans ce premier acte avec l'appui du vent. Les velléités de jeu des Héraultais sont remisées pour faire de l'occupation du terrain par la botte de Benoît Paillaugue l'ambition première. Des visiteurs qui, pourtant, malgré l'appui d'Eole, subissent la pression de Racingmen soucieux de s'adapter à ce contexte et qui s'attachent à contrer leurs adversaires. C'est d'ailleurs contre le cours du jeu que Paillaugue ouvre le score à l'approche de la demi-heure de jeu (0-3, 25e), là où les joueurs de Gonzalo Quesada mériteraient de concrétiser leurs bonnes intentions, à l'image de ces deux échecs de Maxime Machenaud (9e) et de Mathieu Bélie sur cette tentative de drop juste avant la pause (39e). Avec un brin de réalisme, on se dit que ce Racing a les moyens d'arriver à ses fins...

Maxime Machenaud s'y emploie au retour des vestiaires avec ces trois coups de pied gagnants (42e, 47e, 58e), qui offrent par deux fois une avance bien éphémère aux Ciel et Blanc. Le temps pour Paillaugue,  décidément parfait dans son jeu au pied, tant par la conduite de son équipe que face aux perches, d'égaliser (6-6, 54e). A rester ainsi sous la menace, dans des conditions aussi précaires, le Racing s'expose et Benjamin Fall, à trop tarder sur son dégagement, subit le contre d'Alexandre Bias à l'affût pour planter sous les poteaux le seul et unique essai de la rencontre que transforme Paillaugue (6-13, 60e). Le buteur montpelliérain qui se permet même d'enfoncer le clou dans la foulée (9-16, 63e). Les débuts d'Olly Barkley sous ses nouvelles couleurs comme l'ultime coup de pied gagnant de Machenaud (12-16, 67e) ne suffiront pas à sauver le Racing d'un premier revers cette saison devant son public. Pour la première fois, Montpellier quitte Yves-du-Manoir avec un résultat positif dans l'escarcelle.  

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