Publié par Sylvain Labbe le 15 septembre 2012 à 22h55

Paris, le même coup de Bordeaux

Top 14

La satisfaction de Raphaël Ibanez à l'issue de la deuxième victoire de la saison de l'Union à Chaban-Delmas.

Paris, le même coup de Bordeaux

S'il n'a pas sombré en terres girondines, le Stade Français a une nouvelle fois quitté Chaban-Delmas bredouille ce samedi en clôturant sur un nouveau revers (30-22) la 5e journée du Top 14. L'Union Bordeaux-Bègles se donne de l'air quand les Parisiens flirtent désormais dangereusement avec la zone rouge.

Sans atteindre les proportions de la victoire fleuve infligée aux Parisiens la saison dernière (36-9), le nouveau succès de l'Union Bordeaux-Bègles signé ce samedi, sur la pelouse de Jacques-Chaban-Delmas face au Stade Français dominé (30-22) en clôture de la 5e journée du Top 14, a les mêmes conséquences pour un club de la capitale qui rentre bredouille de son déplacement en Gironde.

Des Parisiens qui, bien qu'au contact à la pause (12-9) grâce à la botte de Jérôme Porical, auteur de 17 points, déjouent une fois encore, concèdent deux essais après le repos, signés Heini Adams et Felix Le Bourhis, sans même parvenir à sauver le bonus défensif que la réalisation de Paul Williams semblait pourtant pouvoir offrir aux joueurs de Pool-Jones, Auradou et Lausssucq, avant que la dernière pénalité de Saubusse ne les en prive.

L'hommage d'Ibanez à Lopez

On est à moitié perdus par moments sur le terrain. Faut vraiment se remettre en question, parce que là c'est catastrophique.

Geoffrey Doumayrou (trois-quarts centre du Stade Français)

 Les semaines se suivent et si les Parisiens réfutent l'idée de crise, leur classement, à la onzième place, où Agen, le premier relégable, les rejoints, est un indicateur suffisant de l'urgence de la situation. Dont Geoffrey Doumayrou semblait d'ailleurs le premier conscient, interrogé au micro de Canal+ Sport, à l'issue du match : "On est dans le match, comme depuis début de l'année, relevait bien sûr l'ancien Montpelliérain, et puis, on prend cet essai casquette ; ils ont été vaillants, mais une fois de plus, c'est pas bon, c'est pas propre..." Et cet aveu inquiétant : "On est à moitié perdus par moments sur le terrain. Faut vraiment se remettre en question, parce que là c'est catastrophique. On s'était dit qu'on allait tenir le ballon, et en première mi-temps, on pète que des chandelles. Une fois de plus, on ne respecte pas trop ce qu'on travaille la semaine..." Et Paris n'avance pas...

A la différence d'une Union Bordeaux-Bègles qui, encore largement perfectible, progresse à chacune de ses sorties : "Forcément, je suis heureux pour les joueurs, qui s'entraînent dur et pour l'encadrement technique aussi, notait quant à lui un Raphaël Ibanez enfin plus apaisé, même s'il réprimait mal son éternel perfectionnisme :"On a manqué un peu de lucidité fin de match, jugeait-il, au terme d'"une rencontre inégale, mais quelques éclairs nous ont permis de l'emporter. J'espère que ça va nous permettre de gagner en confiance". Preuve de sa satisfaction malgré tout, il avait une attention pour son jeune ouvreur Camille Lopez, auteur de 17 points au pied sous la pression et à l'évidence à la hauteur des attentes de son manager : "J'ai été très dur avec Camille en début d'exercice et aujourd'hui il a été un des grands artisans de la victoire ; je tenais à le souligner parce que Camille, avec d'autres leaders, a pu porter l'ensemble de l'équipe vers la victoire".

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