Publié par Sylvain Labbe le 28 septembre 2012 à 15h48

Phillips et Heymans au piquet

Top 14

Mike Phillips aura-t-il l'opportunité de rejouer un derby basque ? Rien n'est moins sûr...

Phillips et Heymans au piquet

De mal en pis pour l'Aviron Bayonnais qui, à 48 heures du derby basque, ajoute à la crise sportive une crise interne avec la suspension "jusqu'à nouvel ordre" des deux internationaux Mike Phillips et Cédric Heymans. Le premier, également mis à l'amende, est rattrapé par des "comportements extra sportifs intolérables", tandis que le second paye ses récentes déclarations à l'encontre du public bayonnais.

Le psychodrame bayonnais a pris une dimension supplémentaire ce vendredi avec l'annonce de la mise à l'écart du groupe professionnel des internationaux Mike Phillips et Cédric Heymans. Une décision qui fait évidemment l'effet d'une bombe à 48 heures seulement d'un derby que l'Aviron aborde au plus mal après cinq défaites en six matches, qui l'ont conduit à la treizième place, en position de premier relégable. Un rendez-vous plus crucial que jamais pour le club du président Afflelou qui, malgré ce contexte, n'a pas hésité à trancher dans le vif en sacrifiant deux des têtes d'affiche du recrutement de l'avant-dernière intersaison. Le patron du club basque s'est ainsi résolu à suspendre les deux internationaux Mike Phillips et Cédric Heymans pour raisons disciplinaires, rapporte le site sudouest.fr.

Heymans paye cher sa franchise

Ce n'est pas parce que certains ont un nom qu'ils doivent se sentir protégés et au-dessus du collectif.

Alain Afflelou (Président de l'Aviron Bayonnais)

Le premier l'est "jusqu'à nouvel ordre" pour des "comportements extra sportifs intolérables", explique le patron du club basque. A cette mise à l'écart du groupe professionnel s'ajoutera pour le Gallois une mise à l'amende: "Il va recevoir également une sanction financière exemplaire." A la différence d'Heymans, qui lui paye ses déclarations du milieu de semaine à l'encontre du public bayonnais. L'ancien Toulousain "n'a pas respecté les supporters", selon Afflelou. Référence aux propos tenus par Heymans, interrogé sur la responsabilité des internationaux au sein de l'équipe: "Je comprends qu'on nous en demande plus", disait-il, mais "après, ce que pensent les supporters de mes prestations me passe au-dessus de la tête. Surtout de la part de ceux qui sifflent les joueurs. Il faudrait qu'ils mettent un maillot de temps en temps... Ce qui m'intéresse, c'est le jugement des entraîneurs et de mes équipiers." (lire : Heymans cherche à comprendre) Une franchise qui risque fort de coûter à Heymans, dont le contrat arrive à échéance en juin prochain -ses dirigeants lui avaient d'ores et déjà signifié que l'année en option sur son contrat de deux ans ne serait pas levée-, sa fin de carrière sous le maillot bayonnais.

L'avenir sur la côte basque de Mike Phillips, qu'une opération à un doigt devait de toute façon priver du derby, n'apparaît guère plus brillant. Le demi de mêlée, à l'évidence, sera retombé dans ses travers qui, il y a de cela un an et demi, alors qu'il s'apprêtait à faire le choix de l'exil en France, lui avait notamment valu une suspension de dix jours de la part des dirigeants de la fédération galloise (WRU) pour avoir fait, à une heure avancée de la nuit et à la veille d'un premier camp d'entraînement de la sélection, le coup de poing dans un McDonalds du centre-ville de Cardiff avec un employé de l'établissement pour finir interpellé par la police en pleine rue. Sans atteindre de telles extrémités, ses écarts nocturnes répétés, dans le contexte d'un club au bord du précipice, ne pouvaient décemment plus être passés sous silence. Et Alain Afflelou de profiter de ces sanctions pour faire une mise au point musclée à l'adresse de tout un vestiaire : "Il n'y aura plus d'exceptions ou d'excuses. Tous les joueurs sont désormais prévenus : le club ne laissera désormais plus passer d'écart de conduite de la part des joueurs au risque de s'exposer à des sanctions plus importantes", dit-il. "Nous disposons de suffisamment de jeunes joueurs de qualité au sein du club. Ce n'est pas parce que certains ont un nom qu'ils doivent se sentir protégés et au-dessus du collectif."

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