Publié par Krystel ROCHE le 24 octobre 2012 à 18h50

Plisson: "J'essaie de prendre le relais"

Top 14

Titulaire à l'ouverture du Stade Français à seulement 21 ans, Jules Plisson franchit une à une les étapes vers le plus haut niveau. (Maxppp)

Plisson: "J'essaie de prendre le relais"

Présélectionné pour le stage du XV de France préparatoire aux test-matches de l’automne, le Parisien Jules Plisson sait qu’il passera un test d’importance ce samedi, au Stade de France, à l’occasion du choc des Stades face à Toulouse et à un certain Luke McAlister. Titulaire à l'ouverture du Stade Français à seulement 21 ans, le jeune ouvreur poursuit sa progression. En toute humilité malgré un contexte parisien pas toujours favorable.   

Jules, que vous ont dit vos entraîneurs à l’annonce de votre présélection pour le stage de l’équipe de France ?
Rien de spécial (sourire)... Ils m'ont juste félicité, dit qu'ils étaient fiers de ce que je faisais, et m'ont encouragé à continuer ainsi.

Au final, vous étiez peut-être le seul à ne pas vous y attendre...
Beaucoup de journalistes m'en parlaient, c'est vrai, mais moi, je pense plus à travailler au quotidien pour progresser, et ensuite, pourquoi pas, avoir l'objectif d'être en équipe de France. Ils m'ont convoqué pour la tournée, et je savais qu'ils me suivaient depuis la fin de la saison dernière. Mais à l'heure actuelle, mon but est toujours de continuer à progresser, de jouer un maximum avec mon club, et d'apporter ce que je peux à l'équipe lorsque je suis sur le terrain.

Avez-vous le sentiment d'avoir franchi un palier ces derniers mois ?
Oui. Je me sens beaucoup plus à l'aise sur le terrain. J'ai davantage de responsabilités, et cette saison, je joue des matchs que je ne jouais pas forcément l'an dernier, des matchs avec un certain enjeu. C'est super d'avoir ces responsabilités-là dans un club tel que le Stade Français... qui plus est à 21 ans !

Est-il étrange pour vous d'avoir désormais pris une longueur d'avance sur la concurrence ?
Je ne pense pas à "passer devant" qui que ce soit. Je pense avant tout à travailler. Le résultat vient en travaillant et en s'accrochant, ce que je suis en train de faire. Felipe (Contepomi) est en fin de carrière. Pour ma part, je démarre la mienne. J'essaie de prendre le relais. Il réagit plutôt bien, m'encourage, me conseille. Ça se passe très bien, et j'espère que ça va continuer.

"Il est bien sûr plus facile de jouer dans une équipe comme Toulouse, Toulon ou Clermont"

Etant donné le contexte délicat dans lequel évolue le club en ce début de saison, le fait que le comité de sélection se soit penché sur vos performances individuelles vous a-t-il surpris ?
C'est sûr que nos résultats ne sont pas ceux que l'on attendait en début de saison. Mais si l'on regarde la physionomie des rencontres, il n'y a pas un match où l'on ait été catastrophique. Ce sont des matchs que l'on perd sur des détails. Nous sommes onzièmes en Top 14. La semaine passée, nous avons fait un bon match en Challenge Européen. Là, nous sommes sur une bonne dynamique. Comme le disait Christophe Laussucq, j'apprends dans le dur. J'apprends à m'imposer dans un club qui ne joue pour l'instant le haut du tableau, même si c'est l'objectif. Ce que je me dis, c'est qu'il est bien sûr plus facile de jouer dans une équipe comme Toulouse, Toulon ou Clermont, qui est au-dessus des autres et où les mecs se trouvent les yeux fermés. Nous, nous avons peut-être moins d'automatismes. Mais j'apprends tous les jours, et c'est une expérience, que je vis avec cette philosophie-là.

Avez-vous peur de la pression ?
Non. Si j'avais peur de la pression, je me la serais déjà mise ici, en club. Lorsque je joue dans un grand stade, je ne pense pas forcément à ce que les autres vont penser de moi. Je pense à donner mon maximum afin que l'équipe réussisse et que je participe à cette réussite.

Avant ce premier rendez-vous à Marcoussis, avez-vous questionné vos aînés, déjà expérimentés sous le maillot Bleu ?
J'ai parlé avec Pascal (Papé) et David (Attoub), avec qui je m'entends très bien et qui seront avec moi là-bas. Je sais que je vais être accompagné de deux cadres, tant du Stade Français que de l'équipe de France. Julien Dupuy est aussi très content pour moi. Alors oui, au début, je serai certainement un peu intimidé de côtoyer des mecs que j'admire tous les week-ends en Top 14... Mais si l'on est quelques jeunes à être appelés- une petite dizaine, c'est super !-, c'est que Philippe Saint-André "compte sur nous" pour 2015. Je vais donc aller à Marcoussis un peu intimidé, mais  détendu, et je ferai ce que j'aime faire, c'est à dire jouer, en me faisant plaisir.

Il y aura certes beaucoup de nouveaux dans le groupe, mais à l'ouverture, la concurrence sera vive : vous découvrirez en effet le XV de France aux côté de deux "tauliers"...
Frédéric Michalak et François Trinh-Duc sont de très bons n°10. Je veux simplement apprendre, et j'espère que ces trois jours (du 2 au 5 novembre, ndlr) de préparation me permettront de progresser à leurs côtés. Mon état d'esprit ? Prendre du plaisir avec cette équipe de France, et m'enrichir au niveau international.

Réagissez

Les blogs des joueurs

  • "Besoin de tout le monde"

    Face au Leinster, on n'avait que la victoire et la qualification en tête.

  • "Ça donne envie..."

    L’équipe est sur une bonne dynamique actuellement ; à chaque fois que je les vois jouer, ça donne encore plus envie...

  • Rester dans les six premiers

    La défaite face au Munster ne nous a pas fait du bien, c’est une certitude mais on a gagné contre Brive et c’est le...