Publié par Sylvain Labbe le 11 avril 2017 à 14h10

Pourquoi veulent-ils la peau de Goze ? 

Top 14

(Icon Sport)

Pourquoi veulent-ils la peau de Goze ? 

Avec le récent report de matches qu’il a voulu imposer, le président de la Ligue, Paul Goze, non content d’attiser la défiance de la FFR à son égard, a aussi soulevé un vent de fronde au sein même de la LNR. Qui pourrait finir par le conduire vers la sortie…

"Je suis réélu avec 97% des voix. Un score à la soviétique diraient certaines mauvaises langues..." Qu’elle semble déjà loin la réélection dans un fauteuil en octobre dernier de Paul Goze à la présidence de la Ligue nationale de rugby (LNR). A peine six mois plus tard et le patron du rugby pro français est attaqué de toute part. Au point que certains l’imaginent déjà renoncer à sa fonction et donc ne pas aller au terme de son deuxième mandat…

Comme si la guérilla quotidienne engagée par la Fédération Française de rugby (FFR) et son nouveau président Bernard Laporte ne suffisait pas, voilà que Goze se retrouve contesté en interne, au sein même de la Ligue, par une frange de plus en plus conséquente de présidents choqués ou du moins en désaccord avec sa récente décision de reporter les deux matches de la 21e journée du Top 14, Montpellier-Racing 92 et Castres-Stade Français, pour faire face à une fusion des deux clubs franciliens avortée deux jours plus tard. Un report que la FFR a depuis annulé et que les recours déposés devant la justice par la LNR n’ont pour l’heure pas réussi à imposer. Pour beaucoup, Goze serait devenu aujourd’hui un obstacle dans la bonne marche du rugby français.  

Goze: "Je ne démissionnerai pas"

"Les deux ne dialoguent pas. Les deux se détestent quelque part. Ça ne peut pas continuer. Aujourd’hui, on dialogue par des tribunaux interposés. Tout le monde est perdant". Mohed Altrad, le président de Montpellier, est à la pointe de cette fronde depuis qu’il estime avoir été trahi par l’institution et par Goze qui aurait agi seul, sans la moindre concertation à l’heure de décider des reports. Sur RMC Sport, l’entrepreneur a clairement pointé l’incapacité de Goze à trouver une porte de sortie au conflit actuel qui déchire le rugby hexagonal sur fond de débat autour des contrats fédéraux. Où toutes les occasions sont bonnes pour s’empoigner...

"C’est une forme de guerre entre les deux institutions. Comme toutes les guerres, il y aura des morts". prévient-il."Paul Goze canalise contre lui la fédération et au niveau de la Ligue, un certain nombre de clubs qui ne se retrouvent pas dans cette attitude, comme ici à Montpellier. Quelle est l’issue, je ne sais pas. Je suis démocrate. Je ne dis pas qu’il faut foutre en l’air Paul Goze, souligne Altrad, avant d’ajouter tout de même: C’est peut-être une solution à envisager". Les noms d'Alain Tingaud, président du SU Agen, et Alain Carré, son homologue de Colomiers, sont déjà cités comme d'éventuels candidats pour assurer l'intérim.

Mais alors qu’une réunion des présidents de Top 14 et de Pro D2 est programmée ce mardi après-midi, à Orly, Goze, lui, n’entend pas passer la main aussi facilement: "Certains peuvent souhaiter mon départ, d'autres peuvent l'espérer, mais je ne crois pas qu'une majorité des présidents soit dans cet état d'esprit", s'est-il défendu dans Midi Olympique. "De sorte que ma position est claire: je ne démissionnerai pas".   

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