Publié par Thomas Pisselet le 19 mars 2017 à 12h54

Racing 92-Stade Français, "la fusion n’aura pas lieu" !

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Thomas Savare et Jacky Lorenzetti cèderont-ils face à la pression des joueurs ? Rien n'est moins sûr...

Racing 92-Stade Français, "la fusion n’aura pas lieu" !

En accord avec Thomas Savare, Jacky Lorenzetti a annoncé dimanche qu’il renonçait au si contesté projet de fusion entre le Racing 92 et le Stade Français.

Tout ça pour ça. Moins d’une semaine après avoir annoncé la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français à partir de la saison prochaine, Jacky Lorenzetti et Thomas Savare ont (déjà) décidé d’y renoncer. "La fusion n’aura pas lieu, indique ainsi le président du club des Hauts-de-Seine dans un communiqué, diffusé dimanche. Je renonce au rapprochement avec le Stade Français Paris." Une décision prise "en accord" avec son homologue parisien.

Ce projet, qui a surpris tout le monde, avait été très mal accueilli dans le monde du rugby. Par les supporters, qui ne voulaient pas voir deux clubs centenaires et rivaux ne faire plus qu’un ; par les joueurs et les employés, mis devant le fait accompli et refroidis par les conséquences sociales d'une telle union ; par la maire de Paris Anne Hidalgo, qui avait aussitôt fait part de sa "vive inquiétude" ; et par les instances, le président de FFR Bernard Laporte s’y étant opposé.

A la base, explique Jacky Lorenzetti, l’idée était de "créer le grand club francilien de demain et lui assurer un avenir pérenne et brillant". Un projet qu’il pensait "suffisamment ambitieux pour recueillir l’approbation du plus grand nombre". Raté. Les nombreuses contestations, notamment celles de Pascal Papé et ses coéquipiers qui se sont mis en grève, ont eu raison de leurs envies, alors que la LNR a reporté, ce week-end, les matches Castres-Stade Français et Montpellier-Racing.

"J'ai entendu et compris les fortes réticences qu'a soulevées ce beau projet d'union. En tout état de cause, les conditions sociales, politiques, culturelles, humaines, sportives ne sont pas remplies. Peut-être avons-nous eu raison trop tôt, l'avenir nous le dira..., ajoute-t-il. Je n’ai pas mesuré à quel point la nécessité d’expliquer, de faire partager ma vision et d’en présenter les modalités […] étaient une priorité absolue. Je ne m’attendais pas à une telle résistance, surtout en interne !"

La fusion n'aura pas lieuhttps://t.co/biLxdKlz0L

— Racing 92 (@racing92) 19 mars 2017

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