Propos recueillis par Sylvain LABBE le 24 août 2012 à 10h59

Szarzewski: "Connaissant Bernard..."

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Szarzewski avoue avoir recherché et trouvé un certain professionnalisme en rejoignant le Racing (Maxppp)

Szarzewski: "Connaissant Bernard..."

Forcément satisfait par une première victorieuse à Agen sous ses nouvelles couleurs du Racing, Dimitri Szarzewski fera samedi ses premiers pas à Colombes face à un RC Toulon qui, s'il inspire déjà les pires craintes chez ses concurrents, ne surprend pas le talonneur international. Rompu à la méthode Laporte en équipe de France, il en connaît la valeur.

Dimitri, vous n'avez pas si souvent eu l'occasion de vous imposer à l'extérieur la saison dernière. Cette victoire à Agen n'a-t-elle pas une saveur particulière ?
Bien sûr. Ça fait du bien à la tête, c'est bon pour le moral. Le Racing, lui-même, je crois, ne s'était plus imposé à Agen depuis son retour dans l'élite. Pour un premier match officiel sous mes nouvelles couleurs, c'est toujours agréable de s'imposer, surtout à l'extérieur. Il y a une vraie satisfaction d'avoir décroché ce résultat, un peu plus de déception sur le contenu parce qu'on aurait aimé produire un peu plus. Mais ce n'est que le début de saison, c'est toujours compliqué, avec de nouveaux joueurs, un nouveau staff, il faut le temps de trouver ses marques et on ne va faire que monter en puissance. On espère qu'il y aura du mieux dès samedi.

Sur ce match, on a l'impression que le Racing est passé par tous les états, capable du pire comme du meilleur...
Les vingt premières minutes, il faut savoir le reconnaître, ont été catastrophiques, on n'a fait que subir, privé de ballon et avec la chaleur, quand on ne fait que défendre, forcément on prend des points. Mais on ne s'est pas inquiété, on restait malgré tout bien organisé, même si on ne parvenait pas à conserver les ballons. Petit à petit, on a su inverser la pression et revenir au score, capables même à douze contre quinze de garder ce score. C'est toujours positif, pour l'état d'esprit, de sortir vainqueurs de ce genre de matches.

Premier match à l'extérieur, première victoire. Et samedi, ce seront vos grands débuts devant le public de Colombes. Comment abordez-vous cette première ?
D'autant qu'aussi surprenant que ça puisse paraître, je n'ai jamais joué à Colombes, même avec le Stade Français. Soit parce qu'il s'agissait de doublons, soit parce que j'étais blessé tout simplement, sans compter que désormais, les derbys entre les deux clubs se disputent au Stade de France. Donc ce sera ma grande première à Yves-du-Manoir. Je suis impatient d'y être, vraiment, pour pouvoir y porter avec fierté mes nouvelles couleurs.

"Au Racing, j'avais envie de connaître le professionnalisme..."

C'est Toulon qui s'annonce, fort de son succès à Perpignan (21-15). Comme beaucoup, cette équipe vous fait-elle très forte impression ?
Ce n'est jamais évident de s'imposer à Aimé-Giral face à des Catalans, qui ont aussi beaucoup recruté et même s'il leur faut aussi trouver leurs repères. C'est toujours très costaud de s'imposer à Perpignan. On connaissait déjà l'effectif de Toulon, riche de joueurs de très haut niveau à tous les postes. A partir de là, on n'aura pas le droit à l'erreur et il va falloir être très vigilant. Une chose est sûre, ce sera encore une grosse bataille ce samedi. Surtout à la maison, où on ne peut pas se permettre de lâcher des points en route.

La capacité à détruire le jeu adverse des Toulonnais, notamment dans le secteur du jeu au sol, pointée du doigt par Marc Delpoux est-elle le plus souvent illicite, selon vous ?
Une machine de guerre, je ne sais pas. Mais ce qui est certain, c'est qu'ils sont outillés pour pratiquer ce type de jeu avec des énormes compétiteurs, qui jouent quasiment tous au plus haut niveau, exclusivement, ou presque, des internationaux, habitués à jouer des matches à grosse intensité et à gros enjeux, donc on n'a pas le droit à l'erreur. La vidéo nous a montré une défense, où énormément de joueurs contestent le ballon dans les rucks, ils retardent les sorties de balle. A la limite ? Je ne sais pas, il y a des arbitres pour en juger, mais ils le font bien avec des spécialistes, renforcés par d'autres spécialistes (rires). On est prévenus, à nous d'être appliqués et vigilants.

Vous qui avez évolué sous les ordres de Bernard Laporte en équipe de France, ça n'est pas très étonnant de voir Toulon fort sur la défense, la conquête et les fondamentaux...
Bien sûr, c'est toujours une grosse défense, où l'on met beaucoup de pression avec une grosse conquête et des joueurs capables de faire la différence à tout moment. Connaissant Bernard, il aura envie de s'imposer je jeu de son équipe partout. A partir de là, c'est un gros combat qui nous attend.

Pas forcément évident de prime abord, vous semblez tout à fait comblé par votre choix de rejoindre le Racing...
Je suis venu pour ça. C'était un choix difficile, mais j'avais aussi envie de me mettre en danger, de vivre une nouvelle aventure et de me lancer un nouveau défi. Ça fait du bien aussi à la tête de changer d'environnement, de connaître de nouveaux joueurs, un nouveau staff, un nouveau centre d'entraînement, au Plessis-Robinson, qui sera un outil extraordinaire. Pour un joueur de rugby, évoluer dans de telles structures, ça fait progresser. Au Stade Français, c'était différent, et je ne regrette rien, mais c'était atypique, on changeait de sites à chaque fois, ça faisait son charme. Mais j'avais envie de connaître le professionnalisme, l'unité de lieux, la balnéo, une salle de vie où, tous les jours, on déjeune ensemble. Tout est mis en oeuvre pour que le joueur évolue dans les meilleures conditions. On a tous les ingrédients pour performer, c'est ce que je recherchais.

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