Publié par Sylvain Labbé le 23 août 2012 à 17h21

RCT: Durand, "Berbiz" et la "chasse aux sorcières"

Top 14

Nicolas Durand a digéré la fin de son aventure au Racing en queue de poisson... (Maxppp)

RCT: Durand, "Berbiz" et la "chasse aux sorcières"

Du Racing à Toulon, Nicolas Durand l’avoue lui-même : il est redevenu dans le Var un joueur professionnel à part entière. Loin de la fin en pente douce de son aventure avec les Ciel et Blanc lorsque Pierre Berbizier, au cœur de la crise de l’hiver dernier, a catalogué le demi de mêlée parmi les meneurs de la fronde.

La carrière de Nicolas Durand au Racing est restée prise dans les glaces d’une trêve des confiseurs, qui aura marqué le 31 décembre dernier, lors d’un déplacement à Montpellier (29-14), la toute dernière titularisation du demi de mêlée international (29 ans, 2 sélections) sous les couleurs ciel et blanc. Douze apparitions pour l’ancien Catalan jusqu’en décembre et puis le néant… Jamais plus Durand ne portera le maillot du club francilien. Une disparition pure et simple des écrans radars du Top 14 qui, aujourd’hui encore, alors qu’il a rebondi à Toulon, au sein de la galaxie de stars que l’on sait, laisse l’intéressé perplexe…

Invité à explorer le sujet à l’occasion de ses retrouvailles avec son ancien club, programmées samedi, au stade Yves-du-Manoir de Colombes, dans le cadre de la deuxième journée du championnat, Durand avoue : "Je ne peux pas vraiment l'expliquer. Il n'y a pas eu de clash. Durant l'hiver, une partie du groupe est montée au créneau car on n'était pas du tout d'accord avec le discours du coach. Il a décidé de faire la chasse aux sorcières et de sortir quelques mecs. J'en ai fait partie à juste titre ou pas, je n'en sais rien... Je n'ai pas eu d'explication de sa part. Simplement, ça se passait très bien avec le président et l'ensemble des joueurs, mais pas avec lui. Maintenant, je n'ai pas envie de polémiquer autour du match", déclarait-il notamment cette semaine dans les colonnes du Progrès

A Toulon, "il y a la même ferveur que j’ai pu connaître à Perpignan", dit Durand

Durand a eu le temps de digérer cette mise au placard  d’une seconde partie de saison blanche au cours de laquelle le rugby était devenu accessoire, ou presque. "Etre en colère ou amer, cela ne me ressemble pas, lâche-t-il aujourd’hui. Je ne vis pas avec le passé. Je m’en sers. J’ai vécu des choses pas très agréables, mais ça me servira dans mon parcours d’homme et de joueur. Le côté positif, c’est que ça m’a permis de me régénérer mentalement, de retrouver de la motivation. Je me suis détaché du rugby et il faut reconnaître que c’est plus facile de le faire à Paris !"

De Paris à Toulon, Durand a retrouvé la chaleur et la passion méditerranéennes. "C’est une région et un état d’esprit qui me correspondent, avoue-t-il en phase avec l’engouement du peuple de la Rade. Il y a la même ferveur que j’ai pu connaître à Perpignan, une énergie positive et un engouement qui permettent de se sublimer. Il y a aussi et surtout un projet très ambitieux. Vu l’effectif de cette année et les structures du club, on sent que Toulon a envie de s’installer dans l’élite pour des années. Et puis, personnellement, il ne me reste pas dix ans à jouer et j’ai encore envie de gagner des titres. Il n’y a que ça qui m’anime". Loin de "Berbiz" et de ses sorcières.

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