Publié par Sylvain Labbe le 6 octobre 2012 à 16h55

Toulon repart de plus belle

Top 14

Wilkinson, auteur face au BO d'un nouveau sans faute au pied avec 21 points à l'actif de l'Anglais.

Toulon repart de plus belle

A peine troublés par les trente points concédés à Toulouse le week-end dernier, les Toulonnais ont repris leur marche en avant en s'imposant avec autorité à Biarritz (9-36). Une cinquième victoire loin de Mayol, synonyme de retour dans le fauteuil de leader, là où le BO, après son échec dans le derby, se fragilise après cette quatrième défaite de rang.  

L'aveu de Damien Traille, qui avant la rencontre estimait dans les colonnes du Figaro que "le BO s'était retrouvé surcoté", avait donc quelque chose de prémonitoire. Biarritz aura donc été capable du meilleur au cours d'un début de saison tout feu tout flamme, que ses quatre victoires de rang avaient porté jusqu'au firmament de ce Top 14, avant de retomber tout aussi vite dans ses travers avec cette quatrième défaite consécutive concédée ce samedi face à Toulon (9-36).  

Un lourd revers, le deuxième en une semaine après l'échec dans le derby, qui fragilise un peu plus l'édifice biarrot et avec cette confiance si fragile. Celle d'une équipe qui n'a plus inscrit un seul essai depuis deux matches à l'heure du coup d'envoi, et qui n'a au final pas plus trouvé la faille face à la muraille toulonnaise. Le BO n'avait jamais concédé plus d'un essai depuis le coup d'envoi de la saison ; il en a encaissé trois, sans en rendre un seul, en un match face à des Varois pour lesquels le lourd revers de Toulouse (32-9) tient lieu de simple parenthèse. Le RCT, de nouveau leader au bénéfice de ce succès bonifié, est déjà relancé vers les sommets. "On a essayé d'être le plus juste possible avec pas mal de défense assez hermétique, appréciait au coup de sifflet final le centre international Maxime Mermoz, interrogé au micro de Canal+. On arrive à scorer en étant un peu plus patients que d'habitude ; par moments, on s'est fait peur, mais au final, on valide notre bon début de saison."

Berquist rate son entrée

Après trois défaites de rang (à Castres, au Racing et face à Bayonne), le Biarritz Olympique est à la recherche de sa dynamique du début de saison. Un manque de confiance évident que la botte de son ouvreur du jour Matt Berquist (5e) et de son capitaine Damien Traille, sur drop (17e), cache mal, malgré le score (6-3), dans un début de match, où se cherche la nouvelle charnière du BO, à l'image d'un Berquist en quête de repères au côté du jeune Yann Lesgourgues et contraint d'utiliser l'Anglais Iain Balshaw en guise de traducteur sur le terrain. Mais la machine toulonnaise, à peine troublée par les trente points concédés à Toulouse, déjà se met en marche. Sur cette action en première main qui d'une touche maîtrisée envoie dans l'intervalle un David Smith, parfaitement servi par Matt Giteau. L'offrande à hauteur de l'ailier toulonnais est parfaite sur cette combinaison travaillée à l'entraînement pour envoyer Steffon Armitage inscrire en force derrière la ligne le premier essai que transforme Jonny Wilkinson (6-10, 24e).

Alors que Berquist lâche ses premiers points au pied (29e), les Biarrots tentent bien de réagir, mais ce trop rare temps fort, illustré par la charge d'Aled Brew, repris à un mètre de la ligne, qui provoque le carton jaune de Giteau, coupable d'antijeu, n'est récompensée que d'une pénalité, signée Berquist (9-13, 36e). Malgré cette infériorité numérique, le RCT résiste parfaitement à la pression qui monte dans Aguiléra et se permet même, sur une nouvelle initiative de Smith, de creuser l'écart juste avant la pause grâce à un Jonny Wilkinson en route vers son sans faute (9-16, 40e+1).

Ce BO semble bien impuissant à bousculer cet ogre redevenu vorace. A l'image d'un Berquist à la peine pour ses débuts, qui égare deux nouvelles tentatives face aux perches (44e, 48e) et désole son nouveau public. Là où son homologue toulonnais, associé au retour des vestiaires à Frédéric Michalak, récite, toujours impeccable (56e, 59e), une partition bien connue pour matérialiser la puissance et la domination de sa formation au tableau d'affichage (9-22). Ni le raid foudroyant de Takudza Ngwenya (65e), ni le coaching du staff biarrot, pas plus que ces deux penaltouches choisies ne permettent aux Rouge et Blanc d'inverser la tendance. Même le nouveau carton jaune infligé à Simon Shaw côté varois n'y fera rien : c'est au contraire le jeune Vincent Martin, puis Giteau qui, en deux ultimes contres assassins, scellent la victoire bonifiée des visiteurs et avec le sort de ce BO rattrapé par ses démons (voir par ailleurs).      

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