Publié par Sylvain Labbe le 7 octobre 2012 à 18h00

Travers: "Une place pour l'affectif"

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Travers et Labit se prononceront sur leur avenir avant le déplacement en Ulster vendredi pour l'ouverture de la Coupe d'Europe.

Travers: "Une place pour l'affectif"

C'est la question qui agite tout le rugby français : quelle décision Laurent Travers et Laurent Labit annonceront-ils à leurs joueurs en début de semaine prochaine ? Un départ pour le Racing semble très tentant pour un duo de techniciens soucieux d'évoluer au plus haut niveau. Mais pour Travers, la question n'est pas si simple et l'attachement au CO bien réel.

Laurent, au-delà de votre souci d'être le plus transparent possible sur cette question de votre avenir, n'est-ce pas dommageable d'agir ainsi si tôt dans la saison ?
Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que la situation des entraîneurs est complètement différente comparée aux joueurs ; un entraîneur choisit les joueurs, c'est lui qui met en place une saison et il est important que l'on puisse prendre une décision assez rapidement pour savoir si on va rester ou pas. Là-dessus, on a toujours été très transparents vis-à-vis du club et vis-à-vis des joueurs. On a tenu à les garder informés très rapidement pour qu'eux aussi puissent voir soit comment on construit l'avenir ensemble, soit comment ils le construisent sans nous... Il est important dans le monde professionnel de prendre conscience qu'un entraîneur doit choisir ses joueurs, son staff et donc dans cette optique qu'il est important qu'on puisse se positionner très rapidement.

Castres est un club où il existe à la fois beaucoup de compétences, mais aussi beaucoup d'affectif. Il faut persister pour que le club de Castres perdure.

Plus que jamais, Castres a la nécessité d'accompagner sa progression sportive d'une évolution en dehors du terrain, dans ses structures...
Le club en a pris conscience, que ce soit l'équipe dirigeante ou à travers toutes les composantes du club ; tout le monde fait en sorte que le club évolue. A nous de continuer à construire et à faire ce qu'il faut comme d'autres ont su le faire auparavant. Nous, avec Laurent, on est en place pour que le club continue à avancer. Notre but est de continuer dans cette voie-là. Parce que le rugby aujourd'hui va très vite, dans le bon sens pour le moment, mais certains descendront du train, et des villes moyennes comme Castres ont intérêt à faire attention. On s'aperçoit que les grandes villes prennent leur place et ça peut être dangereux pour l'avenir.

Malgré vos résultats des dernières saisons, vous sentez que ce que vous avez construit à Castres reste très fragile ?
Fragile, oui, mais pas uniquement à Castres. C'est fragile partout. Le sport va très vite et la vérité d'aujourd'hui n'est pas obligatoirement celle de demain, d'où la nécessité de continuer à être vigilant et à évoluer, croire en ce club parce que c'est un club où il existe à la fois beaucoup de compétences, mais aussi beaucoup d'affectif. Il faut persister pour que le club de Castres perdure.

Il y a donc une place pour l'affectif dans votre décision ?
Bien sûr, bien évidemment... (sourire)        

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