Publié le 14 juin 2017 à 11h30

Lopez: "Je peux mourir tranquille"

Camille, vous n’aviez rien gagné depuis les Balandrade (moins de 18 ans). Cela fait quoi de soulever le Brennus ? C’est énorme, c’était un rêve de gosse. De voir ce Brennus, on était passé tout près il y a deux ans (défaite 12-6 face au Stade Français). Ça fait bizarre de passer de l’autre côté. Aujourd’hui, de le gagner, c’est quelque chose d’incroyable, ça a été compliqué, mais c’est mérité au vu de la saison qu’on fait. Et ça récompense tous les efforts qu’on a produits, le travail de tout le club, de toute l’équipe, de tout le staff, de tous les joueurs qui ont participé à cette saison.  Aujourd’hui, je suis fier de pouvoir leur offrir le Brennus parce que ce sont eux qui l’ont gagné avec moiA l’image de cette saison, votre finale face à Toulon a été faite de hauts et de bas… On s’est fait peur, et ça aurait pu basculer en notre défaveur. Mais je crois qu’’on avait une bonne étoile qui était avec nous et il faut la prendre parce que ça fait longtemps qu’elle n’était pas avec nous. Il y a eu du bon, du moins bon, mais c’était une finale, on savait que ce serait compliqué, on jouait une grosse équipe de Toulon avec de grands joueurs. Ça n’allait pas faire 40 à 3 à la fin du match. A l’image de cette phase finale, il ne fallait pas être fragile pour résister à tous ces impacts… Oui, ça a tapé très, très fort, mais on s’en doutait. Tous les matches qu’on a joués depuis deux ou trois mois, on approche de la fin de saison, tu ne joues que de grosses équipes, que des matches de phase finale et c’est de plus en plus violent. On s’était préparé en conséquence ; on fait quelques "machines à laver" (sic), mais on a tenu le score et on a la victoire au bout, donc peu importe ce qui a pu se passer. S’agit-il d’ores et déjà du plus beau souvenir de votre carrière ? Oui, c’est l’un de mes meilleurs souvenirs, forcément. Je n’avais rien gagné depuis dix ans, à un échelon moindre (avec le SA Mauléon en 2004), mais qui restera toujours… Parce que si j’en suis là, c’est que j’ai été dès l’école de rugby bien encadré dans un club merveilleux, certes à son niveau, mais avec des gens fabuleux. Aujourd’hui, je suis fier de pouvoir leur offrir le Brennus parce que ce sont eux qui l’ont gagné avec moi. Il ne peut rien m’arriver de mieux, j’exagère un peu, mais je peux mourir tranquille (sourire). J’ai une belle famille, deux beaux enfants, j’espère que je mourrai le plus tard possible, mais depuis que je suis gamin, je jouais pour ça et l’avoir, c’est fabuleux !

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