Publié par Sylvain Labbe le 31 janvier 2017 à 21h45

Eddie Jones, c’est Donald Trump ?!?

VI Nations

Eddie Jones, c’est Donald Trump ?!?

A la veille du "crunch", qui marquera samedi, à Twickenham, l’ouverture du Tournoi des 6 Nations, la polémique vient… d’Ecosse, où la légende Jim Telfer n’a pas hésité à comparer le sélectionneur anglais Eddie Jones au très controversé nouveau président élu des Etats-Unis. 

Il y a bien longtemps que les chocs entre la France et l’Angleterre ne suscitent plus la polémique qui, autrefois, se cristallisait au cours de la semaine précédant le match à coup de petites phrases et de provocations pour se régler sur le pré à une époque où une certaine impunité régnait encore.

A entendre pas plus tard que ce mardi matin, à Marcoussis, les deux Yoann, Maestri (29 ans, 51 sélections) et Huget (29 ans, 42 sélections), tous les deux rompus à l’exercice de la conférence de presse et à ces confrontations avec le meilleur ennemi, évoquer ces retrouvailles sans un mot plus haut que l’autre et avec beaucoup de respect le XV de la Rose, on se dit que le « crunch » n’est décidément plus ce qu’il était... Alors puisque le Coq et l’Albion ne se détestent plus cordialement, c’est une légende du rugby écossais qui se charge d’allumer la mèche.

Ce bon vieux Jim

Jim Telfer, l’ancien capitaine et sélectionneur du XV du Chardon, mais aussi des Lions Britanniques, s’est chargé à lui tout seul d’habiller pour l’hiver Eddie Jones, l’entraîneur qui a métamorphosé l’équipe d’Angleterre éliminée piteusement dès le premier tour de la dernière Coupe du monde en machine à gagner avec quatorze succès de rang d’un XV de la Rose capable de remporter le Grand Chelem dès le premier Tournoi de son nouveau sélectionneur australien et de viser aujourd’hui le record de victoires des All Blacks (18).

Pour ce bon vieux Jim, interrogé par BBC Sport, "Eddie Jones ne se contente pas de battre une équipe, il veut la démolir et je trouve ça dommage. Selon moi, il construit avant tout une équipe opportuniste, qui joue en contre, et la volonté de faire du jeu est secondaire. De toute façon, après avoir entraîné l'Australie et le Japon, il serait étrange de penser le contraire", s’est ainsi échauffé celui qui offrit à l’Ecosse son dernier Grand Chelem en 1990. Car le meilleur était à venir. "La façon dont il parle est un peu la même que Donald Trump. Il veut être l'homme d'importance. Je pense qu'il pourrait être un peu plus respectueux, il doit montrer plus de respect pour les adversaires. Il ne semble pas en montrer beaucoup et ça pourrait lui revenir dans la tête." Rien que ça et Jones n’est pas le seul à en prendre pour son grade: Telfer ne porte pas les Anglais dans son cœur, on l’aura compris et ne se prive pas pour le dire.

#XVdeFrance ça se travaille! ⚡️ ⚡️
Les Bleus ont effectué 78 offloads dans le #T6N2016, soit 32 de plus que n’importe quelle autre équipe! pic.twitter.com/YmEoQRLGK3

— FF Rugby (@FFRugby) 31 janvier 2017

"Si vous n'avez jamais pensé à la séparation avec l'Angleterre, allez-vous asseoir juste 10 minutes à Twickenham et écoutez les parler... Ils n'apprécient pas vraiment les autres équipes. En France ou en Argentine, les supporteurs huent l'autre équipe, mais les Anglais eux ont juste du dédain: « Pourquoi jouons-nous avec la plèbe ?»" Et pour ne pas faire de jaloux, l’ancien n°8 s’en est pris à… Philippe Saint-André pour mieux saluer son successeur Guy Novès: "La France revient en meilleure forme et elle a désormais un coach qui comprend quelque chose au rugby…

Réagissez

L'actu rugby en bref

RSS