Publié par Sylvain Labbe le 12 février 2017 à 10h35

L’Italie fait (de plus en plus) tache dans le Tournoi

VI Nations

Un débat qui n'intéresse pas Sergio Parisse, un capitaine italien surtout soucieux de relever la tête le plus vite possible.

L’Italie fait (de plus en plus) tache dans le Tournoi

La nouvelle humiliation de la Squadra Azzurra, écrasée samedi par l’Irlande devant son public (10-63), pose une fois de plus la question qui fâche à Rome: Sergio Parisse et ses coéquipiers ont-ils encore leur place dans le concert des meilleures nations européennes ? 

La nouvelle déroute concédée samedi, dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, par une équipe d'Italie pulvérisée par l'Irlande (10-63) sur sa pelouse du Stade Olympique de Rome, ne manquera pas forcément de poser à nouveau la question de la légitimité de la Squadra Azzurra dans le concert des meilleures nations européennes, alors que la Géorgie, de plus en plus à l'étroit dans le Championnat d'Europe des nations (Tournoi B), que les Lelos ont remporté sans discontinuer depuis 5 ans, tape de plus en plus fort à la porte de la compétition.

Un débat qui n'intéresse pas Sergio Parisse, un capitaine italien surtout soucieux de relever la tête le plus vite possible, alors que son équipe, trois mois après un succès historique sur l’Afrique du Sud (20-18), lors de la tournée d’automne, qui suivait déjà… un terrible K.-O. face aux All Blacks (10-68), vient de sombrer à deux reprises devant son public et que se profile un déplacement… à Twickenham, dans quinze jours.

"J'ai une immense confiance en Conor (O'Shea) et en mes équipiers, a déclaré le troisième ligne, cité par lefigaro.fr. Des matches comme ça, j'en ai déjà connus malheureusement. Mais je ne suis pas du genre à baisser la tête et à pleurer. Je déteste perdre, mais mon rôle de capitaine, c'est de dire à mes équipiers qu'on ne doit pas se plaindre. On relève la tête et on travaille. Peut-être que je finirai ma carrière sans atteindre l'objectif que j'ai pour cette équipe. Mais je ne baisserai jamais la tête, que j'en prenne 40, 50, 60 ou que je gagne. Ma responsabilité, c'est de transmettre cette mentalité à mes coéquipiers. On ne pleure pas, on relève sa «putain» de tête, on travaille et on change les choses qu'il faut changer. Ça ne se fait pas comme ça. Et on sera encore là à Twickenham, la tête haute. Dans la même salle, après avoir pris 60 points contre la Nouvelle-Zélande, je vous ai dit qu'on était sur la bonne route. Je sais que vous n'y avez pas tous cru, mais la semaine suivante on a battu l'Afrique du Sud", a tenu à rappeler le joueur du Stade Français.

Sauf que l'Italie, dix-sept ans après son intégration en 2000, a la fâcheuse habitude désormais d'enchaîner dans le Tournoi les débâcles après les humiliations déjà subies l'an passé à Dublin (58-15) puis à Cardiff (67-14).     

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